Mis à part les prix du sucre et de l'huile de table qui ont connu une
certaine stabilité depuis les mesures prises par l'Etat pour juguler la hausse
qui a été à l'origine des émeutes de la fin décembre dernier, ceux des autres
produits continuent leur fluctuation. C'est l'exemple de l'ensemble des
produits dérivés des céréales qui ont connu une certaine hausse en raison de
perturbations dans l'approvisionnement du marché. Même si un léger mieux a été
observé depuis une semaine suite à une production relativement suffisante, il
n'en demeure pas moins que, durant plus de 20 jours, l'offre a été très en deçà
de la demande et, par conséquent, les prix ont augmenté sous l'effet conjugué
de la spéculation et de la demande, ces dernières semaines. Durant cette
période, le kilo de semoule a atteint les 50 DA chez le détaillant alors qu'en
temps normal et selon les endroits, le même produit était cédé entre 40 et 45
DA. Idem pour la farine supérieure, dite de régime, dont le prix du kilo a
également augmenté de 5 DA, passant ainsi de 35 à 40 DA. Il faut noter que pour
la farine, le cours mondial a grimpé d'un de plus de 100% et il faut s'attendre
à une autre envolée des prix, dans quelque temps, de ce produit de base. Chez
les grossistes des produits alimentaires, on a craint le pire, étant donné que
si cette pénurie provoquée par une hausse mondiale après l'envolée des prix du
pétrole, c'était le tour des pâtes, entre autres, de connaître la même hausse.
Concernant les autres produits de large consommation, à l'instar des
légumes secs, les commerçants de gros ne signalent aucune hausse et le marché
est régulièrement approvisionné. En revanche, ils font état de la hausse, aussi
minime soit-elle, des prix des détergents et si le consommateur ne peut pas
ressentir dans l'immédiat cette hausse étant donné que le détaillant ne peut
pas réviser son prix à la vente de deux ou trois dinars, cette situation ne
peut pas perdurer car, au bout de 6 ou 7 DA de plus, le consommateur devra
débourser 10 DA, sachant très bien que tous les prix sont actuellement arrondis
vers le haut. Cela s'est fait ressentir pour le savon liquide de bonne qualité
qui est passé de 90 à 100 DA, alors que celui contrefait est cédé à 70,
notamment au niveau du marché informel.
Les grossistes expliquent cette hausse généralisée, même si elle reste
minime, par une tendance observée durant l'année écoulée, comme l'a confirmé
l'ONS dans une étude. Cette dernière a fait ressortir qu'à l'exception des prix
de la viande blanche et de la pomme de terre qui ont connu des baisses
respectives de 10 % et de 12,08 %, les autres produits ont connu des augmentations
de moins de 20%. Pour rappel, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a
présidé dimanche dernier une réunion avec tous les partenaires du secteur du
commerce afin de prendre les mesures pour mieux réguler les prix des produits
de base.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com