Confirmation des droits de l’Homme dans le Coran et la Sunna
La charia s’est particulièrement attachée à affirmer le principe d’égalité entre les hommes, et n’a pas préféré les hommes les uns aux autres en fonction de la race ni de la couleur, mais en fonction de la foi en Dieu.Les versets du Saint Coran font ressortir ce principe d’égalité entre les hommes, depuis leur création : «Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle» et «Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et que de ces deux-là, a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre des liens du sang». Ce verset est hautement significatif en ce qu’il affirme que le créateur est unique, que la personne humaine est unique, que de cette personne Allah a créé une conjointe ; de cette famille, Il a fait tous les hommes : hommes et femmes auxquels Il ordonne deux choses : la crainte de Dieu et la crainte des liens de sang. Ces liens s’entendent des relations humaines qui lient tous les hommes, quelles que soient les distances et les époques et abstraction faite de leurs langues et de leurs couleurs.
Dans ce même contexte, Allah dit dans le Saint Coran : «Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes»(1).
Ce verset fait ressortir une image très significative pour démontrer la cruauté du meurtre sans motif, en ce qu’il considère que ce crime n’est pas commis à l’encontre d’une seule personne seulement, ni à l’encontre de toute la société tel que stipulé par les législations positives, mais il constitue un acte plus grave et plus cruel. En effet, Allah considère que ce crime est un acte d’hostilité contre tous les hommes, contre la race humaine, sans discrimination aucune de couleur, de race ou de groupe ethnique.Le Saint Coran a exprimé cette égalité dans une sourate entière : «Il s’est renfrogné et il s’est détourné.
Parce que l’aveugle est venu à lui. Qui te dit : peut-être (cherche) t-il à se purifier ? ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ? Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse), tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t’importe qu’il ne se purifie pas.
Et quant à celui qui vient à toi avec empressement, tout en ayant la crainte, tu ne t’en soucies pas».Cette image constitue un enseignement des plus importants en ce qui concerne l’égalité entre tous les hommes. Allah a, en effet, blâmé le prophète, que la prière et le salut soient sur lui, quant, occupé par certains nobles de la tribu de Koraîch qui venaient d’embrasser l’Islam, il s’est détourné de Abdullah Ibn Oum Maktoum, qui était aveugle.
L’égalité entre les hommes qui constitue une vérité suprême en Islam ressort également de la Sunna. En effet, Abou Daoud rapporte de Jaber le récit suivant : «Nous étions avec le prophète quand un cortège funèbre passa et le prophète se leva. Et lorsque nous nous apprêtions à porter la civière, nous sûmes qu’il s’agissait des funérailles d’un juif. Nous avons dit alors : Ô prophète ! ce sont les funérailles d’un juif. Il répondit : La mort est une frayeur, levez-vous à la vue d’un cortège funèbre.»Dans les textes authentiques de la Sunna, Annissaï rapporte de Abderrahmane Ibn Abi Laïla que : «Sahl Ibn Hanife et Kaïss Ibn Saâd Ibn Oubada étaient à Kadissia lorsqu’un cortège funèbre passa et qu’il se levèrent. On leur dît qu’il s’agissait des funérailles d’un humain. Ils dirent : Au passage d’un cortège funèbre, le prophète, que la paix et le salut soient sur lui, a dit : levez-vous ? N’est-ce pas une âme ?».Voici, à ce propos, un hadith tenu du prophète : «Vous ne serez croyants que lorsque vous vous aimeriez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique ce que vous devriez aimer ? Répandez la paix entre vous. Au Nom de Celui qui détient mon âme, vous n’entrerez au paradis que lorsque vous seriez cléments les uns envers les autres. Ils répondirent : Ô ! Envoyé de Dieu, nous sommes tous cléments. Il dît : il ne s’agit pas d’être clément envers les vôtres mais d’être clément envers tous, d’être clément envers tous.».
Dr Souad Salah
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com