
Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) veut se replacer dans l'échiquier économique, cette fois-ci comme un acteur incontournable dans le cercle de décision et de concertation dans tout ce qui concerne la politique économique du pays.Le FCE veut peser de tout son poids, en tant qu'organisation patronale tout en s'adaptant aux transformations qu'a connues l'Economie nationale avec l'installation du nouveau gouvernement. C'est le message qu'a voulu transmettre, ce jeudi, le vice-président du FCE, Brahim Abdelsalam, lors de la conférence-débat sur la globalisation et l'Economie nationale, organisée à l'hôtel ‘Le Méridien' par le FCE Oran. Intervenant au nom du président du Forum, Ali Haddad, le vice-président a indiqué que «la mise en place d'une politique économique efficace n'est plus envisageable, sans l'association du secteur privé qui, dit-il, «détient 85% de la valeur nationale ajoutée». Déterminé, plus que jamais, à figurer sur la scène économique, comme un acteur majeur, «le FCE veut être présent dans toute discussion, tout échange, définition de politique économique du pays et participer à la prise de décision. Les tripartites, c'est beau pour la télévision. Les réunions épisodiques, c'est bien, aussi, pour la télévision. Mais ce qui nous intéresse, nous, au FCE, c'est la concertation permanente, c'est celle qui permet de définir la politique économique du pays. Et la concertation ne doit pas être uniquement à Alger.
Les délégués ont un rôle fondamental. Le délégué doit jouer le rôle de coordinateur des actions au niveau local parce que le développement se joue localement», a précisé le conférencier.
M. Brahim Abdelsalam a, aussi, souligné devant les chefs d'entreprises présents à cette conférence que «l'Economie algérienne n'est plus à dominance publique.
Elle est à dominance privée. C'est un changement radical. Il y a des secteurs d'activité, aujourd'hui, qui sont à 100% privés». Et d'ajouter, «Il n y a pas de solutions sans une concertation avec le secteur privé, créateur de valeur».
Chiffres à l'appui sur la dominance du secteur privé dans l'Economie nationale, le vice-président du FCE a indiqué que sur «dix salariés, il y a au moins six qui sont dans le privé. Sur 100 DA de salaire versé, il y a 70 qui sont versés par le privé».
Intervenant, également, lors de cette conférence, l'expert international en Economie, Alain Tobelem a expliqué que «L'entreprise algérienne a énormément d'atouts pour émerger dans la concurrence mondiale et peut faire beaucoup mieux pour son développement et la création de richesses. Il a indiqué, concernant la concurrence déloyale dans la marché extérieur, qu'il existe une instance à l'OMC auprès de laquelle l'entreprise peut porter plainte contre un pays s'il pouvait constater que ce pays a énoncé des règles qui vous empêche de vendre dans ce pays. Et l'OMC doit réagir. Il y a cette possibilité. Donc, le protectionnisme, c'est fini. On n'est pas membre de l'OMC pour faire du protectionnisme».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com