
À l'instar de chaque samedi, les adeptes du café littéraire de Chlef et les amoureux des lettres et de la culture avaient rendez-vous au «cinéma Djamel» avec le président du café littéraire, M. Boudia Moahmed ou «Ammi Mohamed» qui a donné une conférence en commémoration de la journée du 19 mars 1962.Ammi Mohamed commence par rappeler que le général De Gaulle, arrivé au pouvoir à la faveur des élections présidentielles de 1958, a donné l'autorisation à l'armée d'utiliser tous les moyens pour se maintenir en Algérie puis a penché vers l'auto-détermination, comme seule solution au conflit qui a conduit une fraction de l'armée à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir. Le conflit qui aura duré sept ans et demi va déboucher sur les accords d'Evian.Le conférencier explique que la répression en Algérie était qualifiée par les Français «d'événements d'Algérie» qui deviendra «guerre d'Algérie» en 1999. Dès l'annonce du cessez-le-feu à la date du 19 mars 1962, l'Organisation armée secrète OAS a commencé à semer le désordre et la terreur en massacrant des Algériens et en plastiquant les lieux de regroupement des Algériens. Ils ont brûlé même la Bibliothèque Nationale et d'autres édifices.M. Boudia va s'élever contre le fait que la France refuse de reconnaître les sévices subis par la population algérienne pendant toute la durée de la colonisation, sans oublier les essais nucléaires au Sahara jusqu'en 1968. La France refuse d'admettre sa politique de la terre brûlée exercée par l'OAS sans compter l'assassinat de 1million et demi de chouhada de1954 à 1962.M. Boudia rappelle les crimes de Pellissier, Saint Arnaud, Bugeaud, Cavaignac et bien d'autres. Une bataille mémorielle et politique divise en deux camps les anciens combattants pour commémorer le 19 mars. Le CRI (Collectif des résistants internautes) soutenus par l'Adimas et le collectif Harkisinfo avalisent cet arrêt informel puisque l'OAS a continué les hostilités. Pour illustration, le conférencier rappellera la fusillade du 26 mars 1962 et le massacre à Oran du 5 juillet 1962. Le sénateur Paul Girod (UMP) estime à 550 000 le nombre de morts après le 19 mars 1962.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakarya M
Source : www.lnr-dz.com