Une chose est sûre, la tension sur le pain vécue régulièrement durant les fêtes religieuses a été largement évitée cette fois à Oran.
La campagne menée par les pouvoirs publics et le syndicat des commerçants semble avoir donné ses fruits. Les boulangers ont tenu leurs promesses, chacun selon ses possibilités, à l'instar de ceux qui ont annoncé des distributions très tôt le matin jusqu'à 8h. Cet effort a été suffisant pour éviter la pénurie et minimiser l'intervention des spéculateurs qui profitent habituellement de la situation. Le pain était relativement disponible partout et, mieux encore, au prix habituel, même si les revendeurs de rue n'ont pas chômé.
Ceci dit, les jours suivant la fête sont tout autant redoutés par la population mais, cette fois encore, un service minimum est assuré. Les marchés de fruits et légumes étaient toujours vides hier, mais quelques marchands armés de bonne volonté ont assuré l'approvisionnement et très souvent à des prix raisonnables (pomme de terre à 60 DA le kilo par exemple). Une exception cependant pour la tomate, dont le prix a doublé, atteignant 160 DA le kilo, 140 dans le meilleur des cas quand la qualité est moindre.
Avec la reprise du travail, ce sont également les restaurants et les fast-foods de la ville qui posaient problème. Tous n'ont pas suivi la consigne pour ouvrir, mais hier, on a remarqué nettement moins de monde devant ces établissements que les années précédentes. Là aussi, ceux qui avaient promis d'ouvrir juste après l'Aïd ont tenu parole. D'autres s'étaient déjà exprimés sur le sujet et avaient donné leurs raisons pour rester fermés une bonne semaine en raison de la rupture de la chaîne de distribution des produits alimentaires, de leur cherté pour certains et de l'absence des employés, habitués à prendre congé après l'Aïd pour d'autres.
Côté transport, excepté les bus de la régie publique qui ont assuré un service minimum habituel, le reste n'a pas fonctionné, mais les taxis ont comblé le vide. «Le jour même de l'Aïd, j'ai travaillé presque toute la journée, car je m'ennuie quand je reste à la maison», affirme un chauffeur de taxi qui a repris le volant le lendemain, pourtant toujours férié. «Avec un trafic très fluide, je peux vous dire que cela a été un plaisir pour moi de travailler dans de telles conditions et, en plus, j'ai fait une très belle recette», poursuit-il, en avouant que c'était pour lui une occasion de redécouvrir le centre-ville, une destination particulièrement boudée par les taxis les autres jours à cause de la circulation.
A saluer également l'effort des services de nettoiement qui, en intervenant rapidement, a évité l'amoncellement des détritus et les désagréments liés à l'abandon sur place, c'est-à-dire souvent dehors, des déchets du traitement des moutons égorgés. Globalement, cette fois, l'Aïd s'est déroulé dans des conditions acceptables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Benachour
Source : www.elwatan.com