
Des quartiers oubliés croulent sous les ordures.Si l'Assemblée populaire communale de Kouba peut, à juste raison, se targuer d'avoir réussi dans ses missions d'hygiène et d'entretien de la voirie dans les quartiers centraux de sa commune, ce n'est malheureusement pas du tout le cas pour les zones situées à l'ouest de son territoire, comme le quartier Les Oliviers, la zone limitrophe de l'hôpital militaire de Aïn Naâdja, la route longeant la coopérative El Marhaba vers le quartier Les Vergers.Ce constat, de mauvaise prise en charge de l'hygiène et d'entretien des routes et trottoirs, est particulièrement alarmant au niveau de la rue reliant l'hôpital militaire de Aïn Naâdja au centre hospitalier Les Oliviers, sur une longueur d'environ 900 m. La route de construction récente, reliant le quartier Les Oliviers à l'avenue Saint-Charles, en longeant le lotissement résidentiel El Marhaba, où sont implantés un collège, un lycée ainsi que de nombreuses crèches et écoles est également dans un état lamentable.Abandonnées et privées d'entretien, ces deux rues sont repoussantes de par les amoncellements d'ordures entassées, aussi bien dans des décharges sauvages que dans les espaces de collecte que les services d'hygiène ne ramassent, à l'évidence, qu'épisodiquement. A bon nombre d'endroits, cette route est complètement défoncée et les trottoirs dans un état de délabrement avancé. Les collisions de voitures provoquées par des conducteurs qui cherchent à éviter les crevasses, chaque année plus béantes faute d'entretien, sont quotidiennes.Les embouteillages sur cette voie sont de ce fait quasi permanents. L'absence d'éclairage public, de traçage de passages piétons et de lignes jaunes, exacerbe ce sentiment d'abandon. Cette route, ouverte il y a à peine six années, pourrait pourtant rendre d'énormes services aux automobilistes souhaitant éviter les embouteillages sans fin de l'avenue Saint-Charles, en empruntant ce raccourci vers l'autoroute menant à l'aéroport de Dar El Beïda. Complètement ignorée par les autorités locales, cette voie, parsemée de crevasses et de dos-d'âne mal conçus et non signalés, est devenue inutile.L'absence de balayage et de ramassage d'ordures sont à l'origine des amoncellements permanents de détritus qui, bien souvent, obstruent les regards d'évacuation des eaux de pluie, aussi une partie de cette rue est même sujette à des inondations pouvant s'étendre, en cas de fortes pluies, sur une vingtaine de mètres. Par voie de conséquence, elle est alors impraticable aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons.Il est par ailleurs regrettable que les responsables de la commune de Kouba n'aient pas pensé à aménager cette nouvelle route qui, par sa largeur (environ 20 m) et celle de ses accotements (entre 4 et 6 m), pourrait être transformée en une belle avenue bordée de beaux magasins, restaurants, terrasses et autres boutiques où il ferait bon se promener, se restaurer ou faire ses emplettes.Mais au regard de cet espace qui n'est pas encore totalement urbanisé, nous sommes convaincus qu'il n'est pas encore trop tard pour les autorités concernées d'agir dans ce sens en élaborant, notamment, un cahier des charges opposable aux commerçants qui viendraient à s'y installer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Grime
Source : www.elwatan.com