Dans un rapport détaillé, remis au wali d'Oran, sur la situation des espaces verts à Oran, la commission de l'environnement de l'APW d'Oran a appelé les autorités locales et différents acteurs à prendre les mesures qui s'imposent pour sauver ce qui reste des espaces verts au niveau de la ville et d'élaborer dans les plus brefs délais un plan vert pour la sauvegarde de ces espaces. Le rapport de la commission a révélé d'importants dysfonctionnements en matière de gestion, notamment l'absence d'un service spécialisé en la matière dans plusieurs communes.Les sorties des membres de la commission ont permis d'établir un état des lieux et de dresser un tableau noir sur l'état actuel de ces espaces. La dégradation constatée au niveau de certains sites, à l'image du jardin méditerranéen, le jardin de Sidi M'hamed, la promenade de Letang, est l'exemple parfait. Dans ces espaces, la commission a constaté le manque latent d'hygiène, l'absence de toute commodité, un éclairage défaillant et parfois inexistant, l'insécurité, entre autres. En somme, le cadre vert de la ville d'Oran présente une logique d'organisation peu apparente et un cadre défavorable à l'épanouissement de l'individu. La commission a relevé en outre la régression des espaces verts qui sont très loin de la norme conventionnelle internationale de 10 m2 d'espace vert par habitant.
Il y a plus de cinq années, la division de l'urbanisme et de la planification (DUP) de la commune d'Oran avait lancé une étude inhérente au schéma directeur des espaces publics. Ce schéma s'inscrit dans la continuité de l'étude du schéma directeur des espaces verts, le but étant de mettre en place des outils modernes de gestion de l'espace. « En comptant les terre-pleins et les ronds-points, le schéma directeur des espaces verts avait révélé, à l'époque, l'existence de 216 hectares d'espaces verts à Oran.
Si l'on divise cette surface par le nombre d'habitants d'Oran, l'on se retrouve avec 3 m2 pour chaque citoyen, ce qui est très loin de la norme nationale et internationale qui est de 10 m2 par personne. Sur ces 216 hectares, seuls 30% sont traités et exploités comme étant des lieux de détente pour la population oranaise. C'est dire l'énorme déficit », avait indiqué un spécialiste en la matière. Depuis, la situation ne cesse de se dégrader. Il y a lieu de signaler que l'étude inhérente au schéma directeur des espaces avait été approuvée par la commission technique de wilaya. L'étude en deux phases concerne l'identification de l'ensemble des espaces verts, la détermination de leur cadre juridique et, enfin, leur classification soit en jardin, en rond-point, en terre-plein, en espace de dépendance, en aire de jeu, etc. Cette étude, qui a coûté quelque 200 millions de centimes, devait constituer un outil fiable de gestion de ces espaces. Il s'agissait, là, d'une première pour la ville d'Oran puisque, à travers ce schéma directeur, les différents services auront à leur disposition une cartographie de l'ensemble des espaces verts de la ville. La mise sur pied de cette cartographie devait permettre la préservation des rares espaces verts qui n'ont pas encore été envahis par le béton.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.lequotidien-oran.com