Une vingtaine de jeunes commerçants exerçant dans l'informel s'en sont pris hier au secteur urbain d'Ell Othmania.
Une colère qui fait suite à la destruction, jeudi dernier, à Hai Yaghmoracen, de leurs tables et baraques de vente de fruits et légumes, dans le cadre de la grande opération de lutte contre le commerce informel menée dans la wilaya d'Oran. La colère de ces jeunes était indescriptible et des cris de révolte fusaient de toutes parts. Des jeunes nous ont entourés chacun voulant se défendre de son geste d'avoir saccagé la façade du secteur urbain et reconnaissant même avoir calmé certains d'entre eux qui voulaient «se venger» sur le personnel. D'une seule voix ils nous lancent : «Pour qu'ils aient la conscience tranquille et dire, oui nous éradiquons donc nous faisons notre travail, nos hauts responsables nous excluent de leurs calculs ! Quelle solution pour nous les jeunes maintenant que nos kiosques et tables de fortune ont été détruits avec mépris et humiliation ' Avec quoi nourrir nos enfants ' Ils n'ont même pas de considération quant à notre devenir ! Est-ce cela l'équité entre Algériens ' Sommes-nous des “sous Algériens” '» Voulant comprendre pourquoi s'en prendre au secteur urbain, ces jeunes nous expliquent qu'ils avaient reçu des assurances que des autorisations d'exercer ou des places dans le marché couvert allaient leur être remises, or rien de tel n'a été effectif, d'où la colère et le sentiment de s'être fait avoir en laissant faire les grues de démolition. Pour leur part, les responsables du secteur urbain nient avoir fait de telles promesses, mais qu'il était plutôt question d'une proposition d'insertion professionnelle dans le cadre de l'Anem, un travail pour un salaire mensuel de 1,2 million. Ces mêmes responsables indiquent que ces jeunes n'auraient pas accepté. Jusque dans l'après-midi, des pourparlers étaient en cours pour tenter de raisonner ces jeunes dont la colère était profonde. Une information qui a vite fait le tour de la ville amenant des jeunes exerçant dans l'informel dans d'autres quartiers à «se préparer », nous dit-on, à repousser les engins qui viendraient «toucher à notre gagne pain puisqu'il n y a rien à espérer en échange. Nous ne nous laisserons pas faire !», nous dira l'un d'entre eux, en colère.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amel Bentolba
Source : www.lesoirdalgerie.com