L'une des plus importantes artères commerçantes d'Oran, l'avenue de Choupot, connaît, ces derniers jours de Ramadhan, uneintense activité, juste après le f'tour. Les nombreuxmagasins de bonneterie et du prêt-à-porter sont envahis par des dizaines demères de famille accompagnées de leurs enfants pour l'achat des habits del'Aïd. Cependant un nouveau phénomène est venu donner plus de particularité àcette avenue: la «location» aux ambulants des façades pour la présentation desmodèles de vêtements. De nombreux logements ont été transformés en locauxcommerciaux. Si les commerçants installés légalement sur l'avenue refusent,pour des raisons objectives, de louer pour cette quinzaine de Ramadhan, leursmurs extérieurs, les propriétaires de logements, eux, ne se font pas prier.Deux formules sont proposées par les vendeurs qui après avoir passé leurjournée à M'dina Jdidaviennent investir, la nuit, l'avenue Choupot. Unelocation pourrait générer un «loyer» variant entre 5.000 et 8.000 DA, une renteinespérée et exonérée d'impôts en plus d'une petite somme pour l'énergie électrique,étant donné, que le vendeur expose des étals bien éclairés pour mieux attirerla clientèle. Une deuxième proposition: une association entre le vendeur et lepropriétaire des lieux avec, cependant, une plus grande part de bénéfices pourle marchand. Pour cette seconde formule, les frais d'électricité sont à lacharge du propriétaire des murs. Les habitués de cette formule, pour le moinsinédite, vous diront que la première formule est, certes, moins avantageuse surle plan des gains, mais qui vous assure une somme d'argent garantie et vousévite, ainsi, les problèmes de comptabilité à la fin de l'exercice, car c'enest un!»Il est vrai que j'ai tenté cette expérience une fois et j'ai gagnépresque le double du loyer habituel. Mais cette fois-ci, j'étais en congé et jepouvais me permettre de remplacer mon associé, en cas d'absence», dira unhabitant du quartier. Et d'ajouter que même les arbres plantés de part etd'autre de l'artère seront un jour convoités et serviront d'espacesd'exposition de marchandises!«Cette pratique n'est pas remise en question par les propriétaires desmagasins, dont certains considèrent que cela crée de l'animation et notreavenue attire une clientèle qui vient des autres quartiers de la ville, voired'ailleurs. chacun prendra son mektoub»,dira un commerçant activant légalement. «Cela nous offre une autre possibilitéde choix, car plus les marchands sont nombreux, plus on a de chance de trouverle modèle, le coloris ou la taille recherchée car il est plus facile de fairehabiller un adulte qu'un enfant», dira une mère venue faire ses achats.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com