
Le diable lui-même n'aurait pas trouvé l'astuce : comment perdre les élections pour les gagner ! Eh, oui ! Le défi algérien a de beaux jours pour abasourdir les observateurs par effet d'abracadabra capable de convertir la sottise en une prouesse. Comme celui de faire d'un candidat perdant, le président même de l'APC. Car de mémoire d'électeur, jamais vote n'a suscité autant de coalitions et de guéguerres comme celui du 29 novembre, comme si l'on voulait nous expliquer noir sur blanc mais gentiment, que ce n'est pas le grand électorat qui choisit son maire, mais l'intérêt. Parce que de nos temps, gagner les élections ne suffit plus comme condition sine qua non pour s'accaparer de l'arène municipale. En d'autres mots terre à terre, le vote de l'électorat citoyen ne sert pratiquement plus à rien. Certes, cela est bien connu chez les gens sensés que ce soit chez l'oncle Sam ou au pays de Tati, quand cette démocratie que certains écervelés parmi nos compatriotes prennent pour les dix commandements, s'avère le mont de la démon-cratie. Mais ce qui reste difficile à assimiler, est cet état de fait de légiférer ou expédier des instructions après la tenue des élections qui ont couté des centaines de milliards par un système censé ne jamais laisser les choses au hasard. On le sait, dans notre cher pays il y a trois exactitudes qui ne perdent pas le nord : le règne de la médiocrité, la civilisation du tube digestif et l'ignorance savante qui s'y connait. Mais delà à décoder les deux fameuses et contradictoires lois du vote régissant l'installation du maire, par-dessus le marché sorties du tiroir en décembre, après novembre ; c'est à ne rien comprendre ! Quoi qu'en fait, la deuxième lecture entre les lignes reste d'une clarté limpide pour ceux qui veulent assimiler. Ce ne sont plus les textes claires et nettes qui départagent les candidats, mais la tête du candidat, le quitus du pouvoir d'abord et ensuite s'il en faut, celui des clans eux-mêmes admis en raison de leur servitude. De là, aller parler des prérogatives de ce maire placé pour rendre l'ascenseur en temps opportun, que Louisa Hanoune voudrait renforcer, elle, dont le parti a cautionné le FLN, elle peut toujours causer, au dindon de la farce, pardon, le citoyen. Raison pour laquelle, pas mal de citoyens se demandent pourquoi l'Etat ne procède pas simplement à l'installation des DEC. Ce qui peut bien du reste, épargner de l'argent, et surtout nous épargner bien des cas de mascarade.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilies Benabdeslam
Source : www.reflexiondz.net