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Comment le ministère de la Santé méprise ses spécialistesREPARTITION DES AFFECTATIONS DES POSTES POUR LE SERVICE CIVIL



Comment le ministère de la Santé méprise ses spécialistesREPARTITION DES AFFECTATIONS DES POSTES POUR LE SERVICE CIVIL
C'est honteux! Parce que les affectations en Algérie se font par connaissances, magouilles et coups de piston. Ils sont médecins et plus. Des spécialistes. Ils ont Bac plus 12 ou 13. C'est la crème d'une corporation et quelle corporation... celle des médecins! Ils sont plusieurs centaines de femmes et d'hommes, de mères et de pères. Ils sont en somme des milliers appelés à porter leur blouse haut le scalpel. C'est faux: ils sont simplement scalpés par une tout autre réalité...Quand un médecin termine sa post- graduation, il se spécialise. Cette spécialisation est sanctionnée par un diplôme des études médicales supérieur (Dems). La loi exige de lui de faire un service civil durant 1 à 4 années selon les régions et les besoins. Selon l'article 7 du décret exécutif n°13-112 du 18 mars 2013, les affectations pour le service civil se font en séance publique par une commission nationale présidée par le ministre chargé de la Santé ou son représentant et elle comprend le directeur chargé du service de santé et de la réforme hospitalière, le directeur chargé de la réglementation du contentieux et de la coopération, le directeur chargé des études et de la planification, le directeur chargé des ressources humaines, le directeur chargé des finances et des moyens, un représentant par syndicat des praticiens spécialistes de santé publique, un représentant des résidents en sciences médicales, un représentant de chacun des comités nationaux de médecine, de chirurgie, de biologie, de gynécologie et d'imagerie médicale créé par le ministre chargé de la Santé». En termes simples, «la commission n'a jamais siégé avec tous les membres, les affectations ont été dirigées par la seule direction des ressources humaines du ministère», souligne notre source.
«Le jour de la répartition des médecins spécialistes, les membres de la commission n'étaient pas présents. Première anomalie. Ensuite, comme deuxième anomalie, les délais de réponse pour les recours concernant ces mêmes affectations ne sont pas respectés, sachant que la loi exige 30 jours», nous indique-t-on. Selon la même loi «la commission nationale doit se prononcer dans 30 jours à compter de la date du dépôt du recours» Pas que ça, troisième anomalie. «Les recours sont traités par une seule personne à la direction générale chargée des services de santé et de la réforme hospitalière. C'est un cas de violation de loi carrément. (opacité, piston, et tout ce que ce type de situation encourage comme déconfiture)», fait savoir notre source.
Certaines régions dites saturées en médecins spécialistes par la voix officielle du ministère, mais «on constate des affectations récentes dans ces mêmes régions». Ce sont des cas relevés dans plusieurs régions à l'image d'Alger, Boumerdès, Tipasa, Oran, Constantine,...etc.
Il faut savoir que pour ce qui est du service civil, c'est le seul secteur au niveau national où l'on exige du médecin fraîchement diplômé de passer un service civil obligatoire quelles que soient les conditions sociales ou autres. Les médecins généralistes ne sont pas concernés par cette obligation. L'article 2 du décret exécutif n° 6-420 du 22 novembre 2006
La répartition des affectations des postes pour le service civil pour les sessions normales et rattrapage de l'année 2013 ont été faites respectivement mi-avril et début juin de l'année en cours. Pour ceux qui ont déposé des recours, leurs dossiers ont été traités et affichés selon les règles de la loi. Par la suite, et pour les autres recours qui ont été déposés, le ministère, à travers sa direction des ressources humaines, n'a pas voulu donner suite, ni aucun traitement, pis encore, il refuse de communiquer avec les concernés. Ils sont pourtant plusieurs centaines suspendus depuis, tenez-vous bien,... quatre à cinq mois. «C'est notre dignité qui est touchée. C'est du mépris envers nous. Nous demandons simplement que les responsables agissent dans la transparence et dans la cohérence. Le traitement qui nous est réservé au sein du ministère depuis le simple agent de bureau jusqu'au soit-disant responsable, est des plus humiliants!», s'écrie un médecin spécialiste qui se dit victime d'une tutelle qui lui tourne le dos Pour lui: «Nous sacrifions toute une partie de notre vie à étudier, pour nous spécialiser avec tout ce que cela sous-entend dans un pays comme le nôtre, pour ensuite nous retrouver du haut de nos diplômes face à un personnel de la tutelle qui nous tourne le dos», dit-il. Enfin, ils ne demandent pourtant que le minimum, mais la réponse qui leur est toujours donnée est: «Va voir le ministre!»
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