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Comment élargir l'accès universel et à l'assainissement en 2030 '



Comment élargir l'accès universel et à l'assainissement en 2030 '
L'eau est indispensable au développement local, en particulier pour des secteurs comme la santé, l'agriculture, le développement économique, l'éducation et l'environnement. Pourtant, 748 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à une source d'eau potable sûre, et 2,5 milliards sont dépourvus d'infrastructures sanitaires de base.La pénurie d'eau touche principalement les pays en développement et les zones rurales, où elle prive les citoyens d'une vie saine et productive et entraîne des pertes économiques annuelles énormes. Pour assurer l'accès universel à l'eau et à l'assainissement d'ici 2030 il faut des investissements annuels de 27 milliards de dollars.L'aide publique au développement couvre environ un tiers de ce budget, mais il reste 17 milliards à mobiliser. Les autorités locales et régionales peuvent aider à résorber ce déficit. À mon avis, la coopération décentralisée constitue un élément important de la solution mais, pour la rendre pleinement efficace, il faut en améliorer le cadre opérationnel.Les bienfaits d'une approche intégrée Des milliers d'acteurs régionaux et locaux sont disposés à transférer leurs ressources financières et expertise au profit de pays connaissant une pénurie d'eau. Si la France et les Pays-Bas ont adopté une législation qui ordonne aux autorités infrarégionales de consacrer 1 % de leurs recettes fiscales à la coopération hydraulique, des pays comme l'Espagne, la Belgique, la Suisse et l'Italie, privilégient la contribution volontaire.Mais, trop souvent, les bailleurs potentiels interviennent sans tenir compte de projets existants ni de l'expertise disponibl sur le terrain. La coordination et la communication sont essentielles si l'on veut éviter de faire double emploi. Pour harmoniser les initiatives de coopération décentralisée dans le secteur de l'eau et de l'assainissement, au PNUD, nous avons mis en place Global Water Solidarity (GWS), une plateforme internationale regroupant plus de 100 partenaires.Entre autres activités, GWS doit identifier l'expertise disponible ou déjà déployée au niveau des pays. Une fois les besoins d'une municipalité associés à un bailleur potentiel, nous privilégions une approche intégrée pour créer des passerelles entre les projets à plusieurs niveaux. Nous intégrons d'autres secteurs de développement dans cette approche, comme la santé ou l'agriculture, et englobons les stratégies régionales et nationales existantes. L'objectif de durabilité justifie cet effort.Impliquer la communautéLa participation communautaire constitue un autre facteur indispensable de réussite. Lorsque nous réunissons les acteurs locaux pour participer à l'élaboration de politiques de gestion de l'eau viables, nous renforçons l'appropriation et la responsabilité et, de ce fait, optimisons l'impact et l'efficacité.Acteurs locaux et autorités décentralisées sont des maillons incontournables si l'on veut réaliser l'accès universel à l'eau et à l'assainissement. Si la prise de bonnes décisions en constitue le premier jalon, la mise en place de cadres législatifs comparables à ceux de la France et des Pays-Bas à l'échelle européenne multipliera les opportunités de coopération décentralisée, étape essentielle pour réaliser l'accès universel à l'eau et à l'assainissement en 2030. Des mesures doivent être prises d'ici 2050 contre la diminution des réserves d'eauEn 2050, il y aura assez d'eau pour produire la nourriture nécessaire à l'alimentation de la population mondiale qui dépassera les neuf milliards, mais la surconsommation, la dégradation des ressources et l'impact du changement climatique réduiront la disponibilité en eau dans de nombreuses régions, en particulier dans les pays en développement, indique un nouveau rapport de l'Organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Conseil mondial de l'eau (CME), rendu public mardi.Intitulé 'Towards a water and food secure future' ('Vers un avenir sûr en eau et nourriture'), le rapport souligne que les politiques et les investissements des secteurs public et privé doivent faire en sorte que les cultures, le bétail et le poisson soient produits de manière durable et en sauvegardant les ressources en eau. Ces actions sont essentielles pour réduire la pauvreté, accroître les revenus et assurer la sécurité alimentaire à de nombreuses personnes vivant dans les zones rurales et urbaines, selon le rapport.« Sécurité alimentaire et eau sont intimement liées. Nous estimons qu'en élaborant des approches locales et en faisant les bons investissements, les dirigeants mondiaux seront en mesure de garantir qu'il y aura assez d'eau en volume, qualité et accès pour satisfaire la sécurité alimentaire en 2050 et au-delà », a déclaré le Président du Conseil mondial de l'eau, Benedito Braga, lors de la présentation du rapport au cours du 7ème Forum mondial de l'eau à Daegu et Gyeongbuk, en Corée du Sud.« L'essence du défi consiste à adopter des programmes d'investissement qui procurent des rendements à long terme, notamment la réhabilitation des infrastructures. L'agriculture doit suivre la voie de la durabilité et non celle de la rentabilité immédiate », a-t-il ajouté.« En cette époque de changements accélérés et sans précédent, notre capacité à assurer de manière durable une nourriture suffisante, saine et nutritive est plus que jamais d'actualité.L'eau, comme élément irremplaçable pour parvenir à cette fin, est déjà sous pression du fait à la fois de la demande croissante pour d'autres utilisations, de la mauvaise gouvernance, de l'insuffisance des capacités et du sous-investissement», a déclaré de son côté le Directrice générale adjointe de la FAO, Maria Helena Semedo. «C'est le moment opportun pour revoir nos politiques publiques, nos cadres d'investissement ainsi que nos structures et institutions de gouvernance.Nous entrons dans l'ère de développement de l'après 2015 et nous devrions la marquer par des engagements solides», a-t-elle ajouté. En 2050, quelque 60% de plus de nourriture ? jusqu'à 100% dans les pays en développement ? seront nécessaires pour nourrir l'humanité tandis que l'agriculture restera le premier secteur consommateur d'eau dans le monde, absorbant dans de nombreux pays environ les deux tiers ou plus des disponibilités tirées des rivières, des lacs et des aquifères, précise le rapport.Dans ce contexte, les agriculteurs, notamment les petits exploitants, devront recourir à des technologies et à des pratiques de gestion judicieuses pour accroître leur production sur des disponibilités limitées en terre et en eau. Le rapport précise qu'actuellement, la rareté de l'eau affecte plus de 40% de la population mondiale, une proportion qui devrait atteindre les deux tiers d'ici à 2050.


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