
Pour cette année, l'ambassade de France en Algérie a choisi de célébrer les cérémonies de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918 à Oran.Pour l'occasion, M. Bernard Emié, ambassadeur de France en Algérie, a inauguré ce jeudi au niveau de l'Institut français, l'exposition «L'Algérie et la Grande Guerre-éclats de vie» réalisée par le Lycée international Alexandre Dumas d'Alger. Le lendemain, c'est en compagnie de l'ambassadeur d'Allemagne et du wali d'Oran, que la délégation française a pris part à une cérémonie de recueillement au niveau du cimetière du Petit Lac.«Cette belle exposition vient rappeler, dira l'ambassadeur de France en Algérie, le lourd tribut payé par les milliers de soldats venus d'Algérie, mais également leurs conditions de vie, leurs faits d'armes, ainsi que l'effort économique et financier fourni par l'Algérie, avec l'apport de dizaines de milliers de travailleurs algériens».Tout en saluant le travail réalisé par les élèves du Lycée international Alexandre Dumas d'Alger, encadré par une équipe pluridisciplinaire d'enseignants, M. Bernard Emié fait savoir que ces jeunes ont livré leurs impressions et émotions sur les lieux, les évènements ainsi que sur le destin de ces dizaines de milliers d'hommes dont la vie fut bouleversée à jamais.Constituée de 30 compositions graphiques, l'exposition s'articule autour de huit thématiques, telles que «L'entrée en guerre», «Le recrutement», «Vivre et survivre au front»...L'exposition voyagera par la suite au sein de nombreux établissements d'enseignement, de Verdun à Marseille tout au long de l'année 2017.Pour l'ambassadeur de France en Algérie, il est nécessaire de se rappeler que sur les 175 000 jeunes précipités dans la tourmente de la guerre, «près de 26 000 périrent sur les champs de bataille. Ils prirent une part déterminante à ce conflit, aux côtés des soldats venus de toute la France».Le lendemain de cette exposition, c'est en présence de vétérans de la Seconde Guerre mondiale, que la cérémonie d'hommage commémorant l'armistice de 1918 a eu lieu. Considéré comme étant l'un des pires conflits de l'histoire de l'humanité, cette guerre a coûté la vie à plus de dix millions de militaires et autant de civils. Sans oublier les vingt millions de soldats blessés.L'occasion pour M. Bernard Emié de rappeler «qu'au-delà des saignées démographiques profondes et des dévastations considérables, dans les villes comme dans les campagnes, c'est l'ensemble de l'équilibre mondial qui en est sorti bouleversé, au détriment d'une Europe lourdement marquée et promise à de nouveaux tourments».En cette journée de commémoration, l'ambassadeur de France a exprimé une pensée reconnaissante, pour tous les anciens combattants de cette grande guerre, venus de tous les continents. «Souvenons-nous et honorons ceux qui se sont sacrifiés pour nous», dit-il. Après de durs affrontements menés à l'époque, «aujourd'hui, il n'y a pas d'amis et des partenaires plus proches que la France et l'Allemagne. Bien sûr, ce chemin n'a pas été simple, et je veux rendre hommage à l'action des visionnaires et grands hommes d'Etat que furent le chancelier Adenauer et le général de Gaulle, signataires du traité de l'Elysée le 22 janvier 1963.» Dira M. Bernard Emié en s'adressant à l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne.Pour l'ambassadeur de France, se réconcilier, ce n'est pas oublier, au contraire, dit-il. «Se réconcilier, c'est reconnaître et regarder avec lucidité le passé pour mieux se tourner vers l'avenir. Pour la France et l'Algérie, se souvenir, c'est également souligner cette histoire à la fois riche et douloureuse que nous avons en partage.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com