Oran - A la une

Collecte de fonds dans les rues



Dans les principales rues d'Oran, régulièrement les passants sont sollicités ou arrêtés par des jeunes, des femmes, non pas pour demander l'aumône comme des mendiants, mais pour demander une aide pour des personnes malades ou handicapées.Ces personnes sont souvent munies de gilets, de même couleur, ont des boîtes, comme des tirelires avec des photos d'enfants ou de jeunes adolescents, et elles sollicitent les passants pour qu'ils leur donnent de l'argent et qu'ils leur viennent en aide. «Nous faisons une collecte pour notre ami, il est malade et doit se faire opérer en urgence. Un peu de pitié et de charité», ont dit trois jeunes en tendant leur boîte sous les arcades du centre-ville. Très souvent, des passants mettent une pièce dans la boîte. Ailleurs, c'est une femme qui, avec la même méthode, dit avoir des enfants handicapés et qu'elle a besoin de couches. Là encore, une boîte, une image qui représente un enfant. Ces collectes de fonds se font également dans le tramway. Les personnes montent à un arrêt du tram et parcourent toutes les rames, avec les mêmes propos, les mêmes méthodes. Souvent, la réaction des citoyens est généreuse. Mais le problème de ce phénomène est que pour effectuer des collectes, ce qui est interdit, il faut des autorisations d'organismes comme par exemple la DAS. D'ailleurs, les collecteurs de fonds brandissent des documents dactylographiés qui sont censés être des autorisations, mais personne ne peut en vérifier la véracité. Par contre, d'autres citoyens doutent de la sincérité de ces opérations et préfèrent aider des démunis qu'ils connaissent dans leur environnement ou via des intermédiaires.
F. M.
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