Oran - Revue de Presse

CITE EMIR ABDELKADER Dans l'attente d'un mieux



Connue pour avoir été l'un des faubourgs les plus huppés de la ville, lacité Emir Abdelkader (ex-Faubourg Lamy) ne ressemble en rien à ce qu'elle étaitvoilà dix ans à peine.En plus d'une forte concentration d'habitants, d'un marché de fruits etlégumes où l'anarchie s'est durablement installée, ce sont les routes et leurétat désastreux qui étouffent littéralement cette cité et dénaturentcomplètement son cadre de vie.Toutes les voies de communication, éventrées, boueuses en hiver,poussiéreuses en été, tous ces trottoirs squattés, rendent la vie impossibleaussi bien aux piétons qu'aux automobilistes.Hier, très tôt le matin, une demi-douzaine d'engins de toutes sortes ontinvesti les lieux.Leur mission consiste à niveler les routes, effacer les dos d'ânes,combler les nids de poule et redonner enfin à ce réseau un semblant d'allurecarrossable.Même si chacun sait que cette solution n'est que provisoire, de nombreuxriverains sont unanimes à se réjouir de cette initiative, en attendant,espèrent-ils, une solution définitive à cette plaie profonde de la circulationroutière.Ces désagréments ont fait qu'au coeur de la cité Emir Abdelkader, lesplaques de sens interdit ne servent strictement à rien puisque de nombreuxautomobilistes prennent à toute allure des raccourcis périlleux pour évitercertains tronçons qui font grincer les dents. Ici, les plaques de sens interditne servent pas à grand-chose, sinon qu'à faire partie du décor. Enclavée entreles gros quartiers d'El-Kantara et de Djebel Ouahch, cette petite ville,surplombée par l'immense bidonville de Fedj Errih où plus de cinq centsfamilles attendent d'être relogées, a vu son cadre de vie se dégrader à vue d'Å“ilsans aucun espoir d'une quelconque amélioration. Bien au contraire et avec leflux incessant et incontrôlable de nouveaux arrivants qui occupent indûment lemoindre espace vital, les riverains étouffent et ne cessent de lever les yeuxau ciel. Hélas rien. Construite tout en hauteur, la cité Emir Abdelkader nepeut donc prétendre au moindre concours des transports en commun. Ce sont doncles taxis et plus spécialement les clandestins qui assurent la desserte decette population. Avec cette opération «routes carrossables» tout un chacun icipense que les choses vont s'améliorer et que les efforts (et les dépenses) del'APC n'auront pas constitué q'un simple emplâtre... sur une jambe de bois..
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