
En une année à peine, les locataires de la nouvelle cité des «1016 logements» AADL-Cnep, à Haï El Yasmine 2, à Oran-est découvrent, à leurs corps défendant, toutes sortes de problèmes auxquels est confrontée la cité algérienne en matière de gestion administrative.Une «totale désillusion» selon les termes de certains habitants de la cité qui admettent avoir nourri, durant les longues années d'attente, précédant la livraison de leurs logements, l'espoir d'un cadre de vie où il ferait bon d'y vivre. Pourtant, moins d'une année après avoir élu domicile dans leurs demeures flambant neuves, l'absence de nettoyage des immeubles, les problèmes inhérents à l'entretien des ascenseurs et à l'AEP, ou encore les débordements des réseaux d'assainissement sont autant de désagréments constituant le quotidien des 1.016 familles de la cité. Même les chiens errants qui pullulent dans la cité et qui constituent un véritable danger de santé publique pour les citoyens confortent cette mal-vie qui ne cesse d'envenimer le quotidien des résidents. «En dépit des charges qu'on paye mensuellement, à la CNEP, pour assurer le nettoyage des blocs d'immeubles et autres actions d'entretien des ascenseurs et des pompes à eau, rien n'y fait. On paye près de 3.000 dinars, par foyer, en plus des loyers mensuels pour assurer ces tâches, mais rien ne nous est donné en retour. C'est de l'argent qui part en fumée, sans aucune contrepartie,» témoignent, dépités, les locataires. Aussi, la cité, ajoutent-ils, a, au cours de cet été, connu de sérieux problèmes avec son réseau d'assainissement et tout ce que cela avait induit comme désagréments. Les bouches d'égout débordaient sur plusieurs points ce qui nous a amené à solliciter l'intervention de la SEOR qui a fini par prendre en charge le problème la semaine dernière, ajoute-t-on. Quant au problème de prolifération des chiens errants, il reste entier. «Et les services communaux restent à ce jour, sourds à nos multiples doléances», affirment par ailleurs les habitants. «Les gens qui vont à la mosquée pour la prière du ‘Fedjr', doivent braver le danger de se faire attaquer. Face au nombre important de molosses qui ont élu domicile dans la cité, ramenés par des surveillants de parking autoproclamés, les fidèles n'ont que leur courage, et beaucoup d'entre eux n'hésitent pas à se doter d'une canne ou d'un bâton pour, éventuellement, se défendre en cas de face-face inattendu, au détour d'une ruelle sombre. Le problème des chiens errants reste, donc, entier dans la dite cité. Les services de la fourrière canine de la wilaya et de l'APC de Bir El Djir en sont, plus que jamais, interpellés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com