
Les résidents de la cité de 51 logements LSP-OPGI, sise à Haï Yaghmoracen (ex-Maraval), lancent des cris de détresse en raison de la recrudescence de l'insécurité sur les lieux. Mal lotie de sa position à la croisée des chemins, en plein milieu d'un agglomérat de cités-dortoirs avec caves squattées, cette cité neuve à deux blocs est devenue la cible de bandes de malfaiteurs et un repaire de hordes d'énergumènes de tous bords, au grand dam de ses habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les vols par effraction, les cambriolages d'appartement, les vols à la roulotte comme à la sauvette, les agressions de nuit comme de jour… la criminalité urbaine s'intensifie et se diversifie sous toutes ses formes dans ce petit périmètre.«L'insécurité nous empoisonne la vie. Il ne se passe pas un jour sans qu'un fait criminel n'ait lieu dans notre cité. Et la victime, c'est toujours un résident ou son invité du jour. Les malfaiteurs et les délinquants jettent leur dévolu sur nous, pratiquement depuis notre installation dans ces logements neufs, dont nous avons eu les clés en juin 2013 au bout de longues années d'attente. Cela ne sert à rien de blinder portes et fenêtres des appartements, ils trouvent toujours l'astuce pour s'y infiltrer, quitte à utiliser les gros moyens. De même qu'il ne sert à rien d'équiper les véhicules en système d'alarme et autres dispositifs antivol, puisque nous avons affaire à des pros, semble-t-il. Bref, nous ne pouvons en l'état actuel des choses que subir, impuissants, le mal de nos bourreaux, en se contentant d'aller à chaque fois déposer une plainte contre X auprès de la 19ème sûreté urbaine. Sans suite, généralement, car les auteurs ne laissent pas de traces, à quelques rares exceptions près », se plaignent des colocataires de cette cité.Mais l'insécurité n'est pas le seul problème déploré sur ce site, quoiqu'elle soit la préoccupation la plus prioritaire. En effet, cette cité s'est fait, malgré elle, la triste réputation d'une petite mine d'or pour les pilleurs de cuivre qui mettent main basse sur les câbles, mais également les bouches d'égout et tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin. Ils font également dans la récupération dans les déchets ménagers au moyen de voitures hippomobiles ou charriots à main, n'hésitant pas à emporter bacs à ordures tout entiers ou à en déverser les contenus par terre pour faire le tri. Et, à l'évidence, c'est là une double peine pour les habitants de la cité. « Notre cité est aussi le théâtre d'actes de vandalisme à répétition, ciblant poteaux et candélabres d'éclairage, bouches d'égout, micro-aire de jeux propre à la cité (nos enfants n'ont jamais pu profiter un tant soit peu de ce petit espace ludique intégré), carrés de verdure, entre autres. Notre propre parking, censé accueillir les véhicules des résidents, est littéralement squatté : il a été transformé par des intrus en un espace multifonctionnel : station-lavage à ciel ouvert, réparation automobile, lieu de jeux d'argent et de pari, repaire de délinquants…, et nous vous faisons grâce de bien d'autres fléaux auxquels se livrent, au pied de nos bâtiments, des forcenés de tous bords », déplore un autre habitant, attirant l'attention sur un déficit flagrant en viabilisation et en aménagement urbain dans ce périmètre du secteur urbain El-Othmania.Pour le collectif des résidents de la cité de 51 logements LSP-OPGI, Haï Yaghmoracen, Maraval, tout ce lot de problèmes peut être réglé par une seule et simple solution, à savoir la mise en place d'une clôture, qui est d'autant nécessaire et facile à faire, à la fois, que le plan du projet prévoyait justement une clôture pour cette cité. A cet effet, une demande signée par les résidents de cette cité sera adressée au chef de l'exécutif local pour solliciter son intervention auprès des instances concernées, à l'effet de permettre l'installation d'un mur de clôture pour ce groupement de logements. « Ce n'est pas dans un esprit discriminatoire ou de ségrégation sociale corrélé à des soi-disant privilèges prétendus dans l'ordre infra-urbain, que nous avons jugé utile de préciser au premier responsable de la wilaya que notre voisinage est composé majoritairement de cadres. En fait, notre démarche, à travers cette demande d'installation d'une clôture de cité, a pour objectifs de sécuriser l'intérieur de ce groupement de logements, garder en bon état les installations, équipements et espaces publics communs, garantir un usage à bon escient (sécurisé et règlementé) du parking intégré à la cité et améliorer l'environnement citadin et le cadre de vie dans ce site, tout en produisant un effet d'entraînement sur le quartier ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houari Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com