Sur les 268 entreprises agroalimentaires relevant de plusieurs sous-secteurs de l'agroalimentaire qui étaient proposées à la privatisation en 2005, une dizaine, voire même plus, n'ont jusqu'ici pas trouvé preneur ou tout au mieux faire l'objet de tentatives visant à les réhabiliter et à rééquilibrer leurs structures financières. Du coup c'est leur fermeture qui s'est imposée et elles ont fini par être classées au registre des actifs dormants du domaine marchand de l'Etat.Mais il semble qu'une reprise en main de ce dossier a été décidée. Il est question de remettre en activité cinq entreprises qui étaient à l'arrêt. Pour ce faire, le Conseil des participation de l'Etat (CPE) a opté pour la formule partenariat public/privé national. C'est en tout cas ce qui est mentionné dans un avis d'appel à manifestation d'intérêt lancé par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural à travers la Société de gestion des participations (SGP Cegro).
Dans l'appel il a été identifié avec leur adresse respective les actifs concernés. Ce sont l'ex-unité de production sise à Blida (route de Beni Merad) ; l'ex-Biscuiterie d'Oran (20, rue des frères Hadjel) ; l'Unité biscuiterie de Constantine et le Dépôt central zone industrielle de Sétif. Tous les 4 avec pour objectif de partenariat dans la production biscuiterie chocolaterie. Quant à la 5e unité, c'est celle du parc de
maintenance sise dans la zone industrielle de Boussaâda avec pour objectif un partenariat pour la production de pâtes alimentaires et de couscous. Notons que cette initiative s'inscrit conformément aux disposions de la loi de finances complémentaires 2009 et de la résolution n°11-100 du 27 janvier 2010 du CPE. Elle traduit par ailleurs (l'initiative ndlr) une volonté des pouvoirs publics de relancer l'activité du secteur notamment dans son segment «transformation des céréales». Et c'est devenu nécessaire quand on sait que des ex-unités de production, comme celles citées plus haut, pouvaient reprendre du service car disposant d'infrastructure pouvant abriter de nouvelles chaînes de production et leur lieu d'emplacement est des plus avantageux. Mais ces deux facteurs seront-ils suffisant pour susciter de l'intérêt chez les opérateurs privés nationaux versés dans l'agroalimentaire. On le saura après la date limite de dépôts de manifestation.
Z. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ziad Abdelhadi
Source : www.latribune-online.com