L'intersyndicale des travailleurs du Centre hospitalo-universitaire
d'Oran, regroupant désormais cinq organisations syndicales, a durci son
mouvement de contestations. Des centaines de travailleurs de cet établissement
hospitalier ont marché hier matin, pour exiger «l'application de la législation
en matière d'imposition des rappels, soit un taux de 10% de l'IRG (Impôt sur le revenu global) sur la deuxième tranche
des rappels, au lieu de recourir à un barème comme décidé par la DG de cet établissement
hospitalier». Les travailleurs ont également observé un piquet de grève, devant
la direction du CHUO.
L'intersyndicale a aussi décidé de porter la grève à trois jours (lundi, mardi
et mercredi), reconductible chaque semaine. «Nous campons sur notre position
jusqu'à l'obtention de notre principale et unique revendication, à savoir
l'application de la législation. Nous avons proposé aujourd'hui (mardi) à la DG du CHUO d'appliquer le taux
de 10% en contrepartie les cinq syndicats se sont engagés à rembourser la
différence, par ponctions sur salaires, au cas où la tutelle opte pour
l'instauration d'un barème. Malheureusement la DG du CHUO a rejeté notre proposition», affirme
le SG de la section syndicale Aïssat Idir UGTA, de cet établissement hospitalier. Le même
syndicaliste a toutefois rassuré que «les portes de dialogue restent ouvertes
pour trouver une issue favorable à ce conflit». Les syndicalistes soutiennent
que le ministère de tutelle a confirmé le taux de 10% de l'IRG
sur la deuxième tranche des rappels. Ils brandissent une nouvelle correspondance
du ministère de tutelle qui précise : «certains ordonnateurs des établissements
de santé continuent d'appliquer le taux d'imposition de l'IRG
à 15% et ce, malgré les modifications des dispositions de l'article n°104 du
code des Impôts directs et taxes assimilées par l'article n°06 de la loi de
finances 2010. Cette modification a réduit de 15 à 10% le taux d'imposition de
l'IRG, applicable aux primes de rendement, gratification
ou autres et d'une périodicité autre que mensuelle». Les syndicalistes accusent
la DG du CHUO de
«fausse interprétation» des textes de loi concernant le taux de l'IRG. Ils estiment que la retenue à la source de l'IRG sur les indemnités a été fixée à seulement 10% par
l'article 06 de la loi n°09-09 du 30/12/2009 relative
à la loi de finances 2010.
Pour argumenter leur position, ils renvoient à une correspondance, paraphée
par le DG des Impôts, envoyée au directeur général du Budget, au ministère des
Finances et portant sur le taux de la retenue à la source, applicable à la
prime de rendement ainsi que les rappels y afférents, en matière d'IRG. La correspondance précise: « (…) conformément aux
dispositions de l'article 104 du code des Impôts directs et taxes assimilés, modifiés
par l'article 06 de la loi de finances 2010, le taux de la retenue à la source
de l'IRG applicable aux rémunérations, indemnités, primes
et allocations, visées aux paragraphes 4 et 5 de l'article 67 dudit code, ainsi
que les rappels y afférents, est fixé à 10% et ce, pour les paiements effectués
à partir du 1er janvier 2010». Il est à rappeler que l'intersyndicale avait
lancé une grève de deux jours, les 12 et 13 mars en cours, reconductible chaque
semaine jusqu'à la satisfaction de sa principale revendication. Le préavis de
grève avait été déposé le 29 février dernier, au lendemain d'un rassemblement
devant la DG du
CHUO.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com