
? Avec le développement que connaît actuellement la société et les avancées technologiques et les extensions urbanistiques de la ville, on parle de plus en plus du combat des personnes en situation de handicap pour y résister à tous ces changements avec les moyens de bord. Si le monde a tant évolué dans tous ces domaines, ces personnes se sentent en arrière-plan du fait que sur les plans médical, juridique et urbanistique, beaucoup reste à faire pour leur assurer une vie facile et adaptée à leur situation. C'est la problématique qui a été posée, hier, lors des 1ères Journées internationales sur «L'éthique médicale et situation de handicap», organisées à l'hôtel Phoenix par le CHUO en collaboration avec l'Observatoire afro-méditerranée bioéthique et droits de l'homme.Une rencontre qui devait remettre les pendules à l'heure sur toutes les définitions concernant la situation de handicap, avec, nous dira le Pr. Ayadi, médecin-chef du service de la rééducation fonctionnelle au CHUO et président du comité d'organisation de ces journées, «des visions différentes et plurielles car il s'agit de notions très complexes, difficiles à circonscrire. C'est pour cela qu'on a recours à des compétences très variables et très variées pour avoir une vision plurielle du handicap». Les participants à cette rencontre ont tenté d'éclairer l'opinion publique sur ce que vit cette frange de la société à cause d'un handicap quelconque. Le Pr. Ayadi attire l'attention qu'une personne peut être sévèrement handicapée sur le plan moteur mais elle ne l'est pas sur le plan cognitif, psychologique, mental, etc. De ce fait, il vaudrait mieux utiliser le terme situation de handicap que d'autres termes qui sont utilisés maintenant. Il faut également éviter d'utiliser certains termes qui sont péjoratifs tels que déficience, retard mental, c'est des termes qu'il faudrait bannir parce que le sujet en situation de handicap est stigmatisé et on le réduit à une entité négligeable alors qu'on a des personnes très épanouies mais qui ont un handicap moteur». La meilleure solution pour valoriser ces personnes est les aider à surmonter leur handicap et de les prendre en charge sur les plans médical et juridique, nous dira le Pr. Ayadi, qui ajoute: «Le plan juridique doit être repris pour l'adapter aux nouvelles situations et l'actualiser pour garder ces sujets dans la dignité et dans leurs droits».Le Pr. Boumeslout Saïd, chef de service de médecine légale au CHUO, a enchaîné en soulignant «que ces personnes n'ont pas acquis tous leurs droits, à commencer par l'accessibilité dans le domaine urbain, au travail, dans les institutions, dans les hôpitaux, les administrations.Ils sont considérés comme des citoyens de seconde catégorie. Il faudrait qu'il y ait une bonne insertion au sein de la société».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com