Israël a atteint le sommet du ridicule en
niant sa nature belliqueuse et les souffrances qu'il afflige aux Palestiniens.
L'Europe, pour justifier la crise financière, accuse ses travailleurs de ne pas
trop… travailler, alors que le chômage est entretenu comme une institution.
Ainsi va le monde libre.
QUE VEUT ISRAEL ?
La
Conférence des Nations unies sur le désarment nucléaire qui s'est réunie
vendredi dernier a abouti, dans sa résolution finale, à un très large consensus
sur la nécessité de débarrasser le «Proche-Orient» des armes nucléaires et
d'empêcher ceux qui font le projet de les acquérir. Les 189 pays signataires du
Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) présents à la Conférence ont, en
réalité, pointé directement du doigt un seul pays: Israël, et averti un autre
pays à qui l'on prête l'ambition de fabriquer la bombe nucléaire: l'Iran. Et
c'est en toute logique que les deux pays ont été les seuls à réagir à la
déclaration finale de la Conférence. L'Iran a, par la voix de son représentant
à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), félicité «l'engagement
de la communauté internationale pour un monde sans armes nucléaires». De son
côté, Israël a dénoncé cet accord qui, selon lui, «stigmatise Israël et oublie
des pays comme la Corée, l'Inde et le Pakistan». Aussi, même lorsque le texte
de l'accord concernant la région du Proche-Orient (il fait référence par
ailleurs à la prévention de la non-prolifération dans le reste du monde),
Israël trouve le moyen de montrer du doigt ailleurs. Comme si la Corée du Nord,
l'Inde et le Pakistan sont, géographiquement, situés au Moyen-Orient. Ce n'est
pas tout, puisqu'Israël, qui n'arrête pas d'exiger de la communauté
internationale un contrôle permanent, par l'intermédiaire de l'AIEA, sur les
installations nucléaires iraniennes, refuse catégoriquement de recevoir l'agence
onusienne en question. Pourtant, l'Iran a lui-même organisé le mois dernier
(avril) chez lui, une conférence internationale sur le désarmement nucléaire
qui a duré deux jours et qui a réuni 14 ministres des AE, 10 vice-ministres et
8 organisations régionales et internationales. Enfin, l'Iran est signataire du
TNP alors qu'Israël refuse de le signer. En conclusion, malgré la campagne
médiatique internationale qui attribue à l'Iran le projet de fabrication
d'armes nucléaires, c'est Israël qui se sent «stigmatisé». Pas l'Iran.
LES PENSIONNES, CES COUPABLES
Aux
conséquences de la crise financière et économique qui frappe, pour l'instant,
le monde occidental, les gouvernements européens annoncent les uns après les
autres des réductions drastiques dans les dépenses publiques: gel ou réduction
des salaires des travailleurs, coupes dans les investissements sociaux,
allongement de la durée de travail pour la retraite, etc. C'est cette dernière
mesure (l'âge de la retraite) qui alimente les débats et les affrontement entre
gouvernants, syndicats et citoyens. L'explication des tenants de l'allongement
de la durée de travail tient à un raisonnement… biologique. On vit plus
longtemps en Occident, donc il faut travailler plus longtemps pour pouvoir
assurer les pensions de retraite aux vieux…très vieux. Il y a comme une
«tricherie» dans cet argument simpliste. Explication: si c'est les cotisations
des travailleurs qui payent les retraites des pensionnés, rien n'est plus
logique que de mettre un plus grand nombre au boulot. C'est-à-dire réduire le
taux de chômage chez la population active. Selon les calculs d'économistes
indépendants et avertis, si les gouvernants réduisent le taux de chômage en
Europe des 10% actuels (moyenne européenne) à 6 %, les fonds de pensions ne
seront plus déficitaires. Une diminution de 4 % du taux de chômage
équilibrerait les comptes sociaux des pensions et autres mutuelles. Et puis
créer de l'emploi, donc des revenus pour les ménages, encouragerait la
consommation, donc la survie et le rendement des entreprises. C'est l'autre
façon d'inciter la croissance, si chère à l'économie capitaliste.
LE CLUB DES HUMANISTES
Israël, encore lui, vient d'annoncer qu'il a levé des centaines de
barrages de contrôle à l'intérieur des territoires occupés palestiniens et
entre Ghaza et la Cisjordanie. Le but, selon l'Etat hébreux, est de faciliter
aux Palestiniens le déplacement pour s'approvisionner en tout (nourriture,
médicaments…) et pour des visites familiales. La même semaine, un bateau
battant pavillon international, affrété par des organisations humanitaires,
chargé de vivres et de médicaments à destination des Ghazaouis, est laissé en
rade non loin des eaux territoriales palestiniennes. La marine de guerre
d'Israël menace de le couler si jamais il s'aventure à pénétrer dans les eaux
«interdites». Si l'on comprend bien, Israël fait de l'humanitaire lorsqu'il
autorise la circulation de Palestiniens sur leur propre territoire, et accuse
de subversion politique d'autres humanitaires (des vrais) qui risquent leur vie
pour aider aux soins ou alimenter des populations prises en otage par l'armée
israélienne. Dire qu'il se trouve encore en Occident des bien-pensants qui
définissent Israël comme un Etat démocratique et humaniste. D'ailleurs, Israël
vient d'organiser une fête chez lui et à Paris, à l'occasion de son accession à
l'OCDE, organisation internationale qui exige, avant les performances
économiques, le respect des principes des droits de l'Homme et des libertés
universelles.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Notre Bureau De Bruxelles: M'hammedi Bouzina Med
Source : www.lequotidien-oran.com