Chikh Mohamed, un moudjahed de la lutte de libération, jeune aux côtés de son père, un commerçant oranais, feu Chikh Ali Ben Larbi, se souvient de cette journée mémorable du 28 janvier 1958 qui ébranla le monde et la République française.
Cette dernière n'a pas hésité à mettre en branle son appareil répressif durant huit jours contre les commerçants algériens qui ont répondu favorablement par une grève générale à l'appel du Front de Libération Nationale (FLN). Ils ont voulu démontrer, en ces quatre années depuis le déclenchement de la révolution de Novembre 54, leur pleine adhésion et leur soutien à l'indépendance de leur pays pour vivre en hommes libres dans leur pays. Une répression féroce s'abattit dès ce 28 janvier 1958 sur les commerçants, leurs familles et proches, orchestrée par la mobilisation de contingents de soldats appuyés par des policiers et des colons. Des commerçants, surtout ceux qui étaient implantés dans les quartiers européens comme la famille de Cheïkh Ali Ben Larbi, ont été emprisonnés et radiés du registre du commerce pour refus d'obtempérer à l'ordre de réquisition délivré par l'administration pour l'ouverture et leur présence dans leurs locaux. Leurs biens ont été confisqués, les locaux commerciaux pillés et ils furent chassés de leurs habitations.
Dans son ouvrage «Les Racines de la Résistance : Oran 1945-1962», l'auteur Chikh Mohamed consacre un chapitre entier avec des témoignages des conséquences sur les commerçants dont certains recherchés avaient dû fuir le pays ou rejoindre le maquis. Il relate les résultats et les acquis sur le plan international à la suite de ce mouvement du 28 janvier 1958. Par cet ouvrage qui évoque l'histoire militante de toute la famille algérienne et à l'occasion de la célébration, ce samedi 28 janvier, qui coïncide avec la journée nationale du commerçant, M.Chikh Mohamed a tenu à rendre un vibrant hommage pour un devoir de mémoire à toutes celles et à tous ceux qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de l'indépendance nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tegguer Kaddour
Source : www.elwatan.com