Dans le sillage des grands
Cheb Alilou, de son vrai nom, Ali Bencheikh, peut être considéré, du fait de son jeune âge et d’un répertoire qui s’esquisse, comme un novice dans le monde de la musique raï.Ses débuts dans la chanson ne datent que depuis 2005 mais ses aptitudes artistiques font déjà l’unanimité auprès des connaisseurs et semblent le prédestiner à un avenir très prometteur dans la chanson. Son premier et déjà retentissant album, qu’il vient d’achever au mois de novembre 2006 aux Editions «Nouvelle Etoile» sous le titre générique de «Chta Sralek», s’annonce déjà comme un véritable tube qui est en train de provoquer bien des bouleversements dans les données du hit parade local. Pour un coup d’essai, cette première expérience a été un véritable coup de maître. Même l’éditeur de l’album reste étonné du succès commercial de ce nouveau produit qu’il vient à peine de lancer sur le marché. Ce rapide succès ne constitue nullement une surprise pour les connaisseurs qui ne se sont pas trompés en investissant sur un jeune et talentueux artiste qui a été formé à bonne école. Carn Cheb Alilou a, depuis son enfance, été bercé dans la musique et il a de qui tenir. Il est le fils du défunt et prestigieux musicien Bencheikh Belarbi que les mélomanes quinquagénaires oranais connaissent bien pour avoir souvent suivi, durant les années post-indépendance et jusqu’à la déferlante du raï, dans les mariages où il était très sollicité pour créer l’ambiance festive faite de rythmes oranais, marocains ou occidentaux en vogue à cette époque pour animer plus tard des piano-bars dans différents établissements de la ville. Cheb Alilou sera lui-même musicien et sera appelé à accompagner son père au synthé ou à la derbouka en diverses occasions. L’album «Chta Sralek», qui a nécessité quelque six mois de préparation, est une compilation de huit titres dans le genre raï, des chansons sentimentales traitant de thèmes sociaux ou d’amour avec ses joies mais aussi ses désillusions. Les paroles des chansons sont le produit de paroliers connus, à l’instar de Kader Sonacome, Kaki ou Karim Ould Adda. Les arrangements musicaux sont signés Houari Selmani. Dans ce premier produit, Cheb Alilou reprendra le célèbre tube « Mal Hbibtiti ma Djatch « en hommage au King Khaled, qui, avec Cheb Hasni, demeurent ses modèles. Sans se montrer présomptueux outre-mesure, Cheb Alilou entend par cet album se frayer une place parmi les grands.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com