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Chantiers inachevés: Des mises en demeure aux propriétaires des carcasses en béton



Lancée depuis plus de deux mois, l'opération de recensement des bâtisses inachevées, au niveau des localités de la commune de Aïn El Turck, a permis aux services de l'urbanisme de la commune de recenser plus d'une vingtaine de carcasses en béton, essentiellement des résidences et des villas dont les travaux n'ont toujours pas été achevés. Selon des sources proches de la commune, 27 carcasses ont été ainsi répertoriées à travers les localités côtières allant de St Roch à Aïn El Turck. Selon nos sources, ces chantiers, qui traînent depuis plusieurs années, sont à l'origine de nombreux désagréments causés aux habitants. A ce titre, nos interlocuteurs indiquent que des mises en demeure ont été adressées aux propriétaires contrevenants pour l'achèvement des travaux et l'installation de clôtures autour de ces chantiers. Les paysages de plusieurs artères, rues et venelles, essaimées à travers le chef-lieu, à l'instar des trois autres municipalités de la daïra d'Aïn El Turck, se sont réduits en peau de chagrin, à la faveur de hideuses bâtisses inachevées, érigées en béton ou en brique, qui trônent lugubrement depuis près de deux décennies et ce, dans l'insolente et stupide indifférence manifeste des uns et des autres. Selon nos sources, les bâtisses inachevées sont généralement des villas à plusieurs étages ou des résidences prévues pour la location. Des carcasses sinistres, non achevées depuis plusieurs années, dont certaines obstruent la magnifique façade maritime et ce, en suscitant un vif désappointement chez les habitants notamment ceux domiciliés à proximité de ces sordides chantiers, assidûment fréquentés par les adeptes du Bacchus.Ce piteux état de fait est à l'origine de l'enlaidissement à l'extrême des paysages et de la perte de la noble réputation de cette contrée côtière de son aura d'antan, qui a connu sa renommée à la faveur de l'impeccable alignement de ses prestigieuses petites villas fleuries ainsi que d'autres cabanons construits entièrement en bois, pied dans l'eau. Un grand nombre de ces villas a été depuis démoli, malheureusement, alors que d'autres sont en passe de connaître le même triste sort et ce, pour céder leur place à de hautes bâtisses lugubres, pour la plupart, dépourvues du moindre esthétique, ayant été érigées dans la plupart des cas contre la volonté du voisinage et en violation des normes universelles en vigueur. En effet, cette indésirable architecture ne cesse de provoquer des conflits entre des riverains, qui se sont dressés en vain contre la détérioration du paysage de leur lieu de résidence et ce, en adressant des requêtes explicatives aux responsables concernés. Le laxisme insolent de tout un chacun, notamment ceux qui ont eu à gérer les destinées de cette contrée au cours des deux dernières décennies, a énormément contribué à l'étendue de ce massacre à ciel ouvert, qui va crescendo au fil des jours. Les beaux paysages de cette partie de la wilaya d'Oran, qui n'avaient rien à envier aux illustres stations balnéaires du Vieux continent, tombent insidieusement en décrépitude. Dans les localités de Trouville, de Bouiseville, de Claire Fontaine et de Paradis-Plage, entre autres, le regard du contemplatif est violemment agressé par les hautes façades inachevées, qui trônent sinistrement au milieu des pâtés de villas, dans les quartiers censés être résidentiels, en masquant la vue sur la mer. La cruelle décadence des paysages de la contrée d'Aïn El Turck s'identifie en grande partie à travers le foisonnement effréné et exécrable de bâtisses sordides et autres constructions hideuses obstruant la façade maritime.
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