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Chantiers AADL passés



Chantiers AADL passés
L'AADL, version n°2, évolue-t-elle à Oran selon le planning tracé, les échéances et les objectifs fixés par le ministère de l'Habitat 'Ne se fier qu'aux séances de réquisitoire et de diatribe en règle réitérés par le chef de l'exécutif local à l'endroit des intervenants, au gré des visites de chantiers épars composant un global de 13.000 unités à l'actif de la wilaya, pour en déduire de manière hâtive et linéaire que le bilan est affreux, cela n'est en rien objectif. Car, à l'évidence, le chef ne jette jamais des fleurs même quand la situation est rose. Il y va pour tarabuster, presser encore et encore, en banalisant les aspects positifs et en aggravant -voire dramatisant- les points négatifs.Une visite de travail et d'inspection, ce n'est pas un lieu de pédagogie, encore moins une séance de thérapie de groupe, mais un diagnostic d'équipe pour une bonne prise de décisions et de solutions par le leadership.Les sempiternels coups de gueule du wali, comme il y en a eu tant lors de ses deux dernières sorties ciblant l'AADL à deux semaines d'intervalle (le 6 et le 20 février), ne peuvent donc pas servir de jauge pour évaluer le dispositif. Surtout quand on y ajoute les éclats d'humeur et les petits messages interposés. En revanche, les chiffres ne sauraient mentir. Et là, dans le registre AADL 2, les chiffres ne sont pas satisfaisants, dans l'ensemble. Quels chiffres ' Ceux-ci n'existaient pas, certes, sous forme de taux d'avancement marqués en gras sur les usuelles pancartes d'affichage posées quelque part sur le chantier, mais c'est tout comme s'ils ressortaient d'un calcul mental tenant en compte l'état physique du site, le temps consommé depuis le lancement des travaux et celui qui reste au chrono du délai contractuel. On objecterait à cet usage gauche érigeant le calcul d'épicier au lieu et place des méthodes «pro» tel le planning en barre ou diagramme de Gantt et autres logiciels de gestion BTPH, mais toujours est-il qu'il n'est pas besoin d'être forcément du domaine pour apprécier certaines situations de simple bon sens.Les deux sites de 2.500 de ZCIGC au compte-gouttePremier site inspecté par le wali, lors de sa tournée du samedi 20 février, les 2.500 unités, formule location-vente, du promoteur AADL (Agence de l'amélioration et du développement du logement), situé aux abords du 4ème boulevard périphérique, à hauteur d'Aïn El-Beïda, daïra d'Es-Sénia, confié à l'entreprise chinoise Zhejiang construction investment group corporation (ZCIGC). Le démarrage des travaux a eu lieu le 1er mars 2014. Un délai contractuel de 28 mois étant arrêté, le site doit être livré le 1er juillet 2016. C'est-à-dire dans six mois. Mission impossible, au vu de l'état d'avancement trop faible, à en juger de l'état des lieux : seulement quelques blocs d'îlots sortis de la terre, travaux de fouille à peine entamés dans d'autres îlots alors qu'absolument rien n'est entrepris dans d'autres îlots, même pas délimités. Le chantier avance plutôt par à-coups, par tâtonnement. On ne sent pas en tout cas un vrai chantier en branle, une force de frappe sur un champ étendu. L'organisation en place laisse surtout transparaître l'image d'un maître de bord qui navigue à vue. Question de forme : ça coûterait quoi aux Chinois, au bureau de suivi ou à l'AADL de mettre en place des panneaux d'indication et d'orientation pour aiguiller personnel interne et visiteurs et procurer une visibilité au chantier ' Mais c'est peut-être le désordre utile comme l'on dit. Même le wali, qui suit bien le chantier, sur terrain et depuis son bureau, y a perdu le nord, avant-hier samedi. Point suivant, le 2ème site de 2.500 logements, à l'entrée supérieure de la cité du Commandant Cherif Yahia (ex-200 logements), aux abords de l'axe reliant la nouvelle route d'Aïn El-Beïda, confié à la même entreprise chinoise ZCIGC. Avant d'y arriver, la délégation a fait une halte imprévue.Le mur de clôture et le mur de silenceEn passant, le décor d'un muret en parpaing qui se dessinait dans le paysage a intrigué le wali, au point de s'y arrêter, histoire de savoir de quoi il en retourne. C'est un mur de clôture érigé par un exploitant d'une EAI, lui confirme le directeur local des services agricoles (DSA). Le wali veut savoir si l'intéressé possède un permis de construire pour ce mur de clôture. Le DSA et son subdivisionnaire répondent par l'affirmatif concernant le logement rural érigé derrière la clôture, mais pour celle-ci, ils ne sont pas en mesure d'y répondre tout de suite. Quant au maire et le chef de daïra d'Es-Sénia, le silence radio donnait l'impression que ça ne relevait pas de leur territoire. Au bout d'un déchaînement au ton satirique, le wali ordonne qu'on vérifie et, en cas de défaut de permis de construire, qu'on procède à une démolition immédiate. Le 2ème chantier AADL de 2.500 unités, quant à lui, a été lancé simultanément avec le précédent site, pour la même échéance de livraison, juillet 2016. Le tableau de bord est le même, sinon pire. On évoque, dans la foulée, un problème relatif au lancement de 12 blocs, soit 240 logements, à cause de l'opposition d'un agriculteur. On n'en saura pas plus, même après le déplacement sur place du wali pour s'en informer à la source.Ultimatum pour le lancement de 4.000 logementsUn cas d'espèce qui a apporté l'eau au moulin d'un responsable, dont le plaidoyer à la voix off s'est accoudé à cet argument tout fait : «Vous voyez ! En voici un des mille problèmes qu'on rencontre en pratique. La distraction du foncier agricole, ce n'est qu'une contrainte parmi tant d'autres. Construire des bâtiments, ce n'est pas semer des graines et attendre la pluie. C'est tout un processus compliqué, miné de pièges ». Pour les 4.000 logements AADL, dont le site est implanté aux abords de la rocade, à hauteur d'Aïn El-Beïda également, confié à l'entreprise turque Dek In San (3 lots de 1.500, 1.300 et 1.200 unités respectivement), les travaux devaient être lancés le 2 février 2016, pour un délai de 28 mois, soit le 2 juin 2018 pour leur livraison. Mais le démarrage n'a pas encore eu lieu. Le wali a signifié au directeur technique de l'AADL un ultimatum jusqu'au 10 mars prochain pour l'installation du chantier.Le plan d'aménagement devra être établi et approuvé dans l'intervalle. Enfin, des instructions ont été également données s'agissant du quota supplémentaire de 4.000 unités AADL, qui aura pour lieu d'implantation, le futur pôle urbain de Misserghine.


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