Les formateurs spécialisés en agriculture (techniciens et techniciens
supérieurs), au nombre de huit, qui activent au CFPA de Hassi Bounif, viennent
de lancer un appel pour, disent-ils, le recouvrement de leurs droits et ce,
après avoir constaté que toutes leurs tentatives auprès des instances concernées,
pour débloquer leur situation, ont été vouées à l'échec. « Nous avons frappé à
toutes les portes dans le but de faire valoir nos droits; malheureusement,
c'est peine perdue », diront les deux porte-parole de ces plaignants qui se
sont rapprochés du «Quotidien d'Oran» pour exposer le problème relatif à leur
statut et qui se pose depuis que le CFVA de Hassi Bounif, qui était sous la
tutelle du ministère de l'Agriculture, ait changé d'appellation, en 1998 pour
devenir CFPA. «Nous sommes gravement pénalisés par cette situation qui n'a pas
lieu d'être. Nous ne savons pas sur quel pied danser, d'autant plus que nous
sommes privés de nos droits les plus élémentaires : augmentations de salaires,
primes, etc.», ont-ils indiqué. «Cette situation, ajoutent-ils, est engendrée
par le flou qui caractérise notre statut. Nous ne savons plus qui est notre
tutelle officielle. Est-ce que nous dépendons du ministère de l'Agriculture,
comme c'était le cas auparavant, ou de celui de la Formation professionnelle ?
En tout cas, personne ne se soucie du calvaire que nous vivons, depuis l'année
1998. Outre les primes que nous percevions avant 1998, il y a lieu de préciser
que nous n'avons bénéficié d'aucune promotion ni d'une quelconque amélioration
de notre statut». Activant à titre de formateurs, nos interlocuteurs indiquent
qu'ils ne bénéficient d'aucune indemnité comme c'est le cas pour leurs
collègues exerçant dans la même filière. «Nous avons dans ce contexte sollicité
le ministère de la Formation professionnelle pour bénéficier du statut de PEP,
d'autant plus que des postes budgétaires ont été ouverts au CFPA de Hassi
Bounif.
Ce qui est navrant, c'est
qu'aucun de nous n'a été sollicité pour occuper ces postes, alors que nous
avons le profil ainsi que la qualification exigés. Le comble, c'est que ces
postes ont été attribués à d'autres personnes , alors que la logique aurait
voulu, au regard de notre grande expérience dans la santé animale, qu'ils nous
reviennent de droit », ajoutent-ils. Pour conclure, nos interlocuteurs interpellent
les autorités et les services concernés pour trouver une solution équitable à
ce problème épineux d'autant que bon nombre de ces techniciens qui
comptabilisent une grande expérience, sont proches de la retraite.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M A
Source : www.lequotidien-oran.com