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"Cette violence n'est pas née du hasard"



Comment est-ce possible qu'une telle wilaya, connue pour être paisible puisse sombrer subitement dans la violence'A qui profitent les actes de pillage qui ont plongé les Oranais dans l'émoi et la désolation'Abasourdis. Tel est le sentiment général qui se dessine sur les visages des Oranais. Ne trouvant rien de mieux pour manifester leur étonnement, plus d'un Oranais se pose la même question: comment est-ce possible qu'une telle wilaya, connue pour être paisible puisse sombrer subitement dans la violence et dans le vandalisme inexpliqués, provoquant le saccage de plusieurs édifices publics' Pour les Oranais, la sagesse et la prudence doivent primer. «Il y a sûrement quelque chose qui se trame», s'exclame Mohamed, un employé d'une administration locale expliquant que «la montée subite de la violence n'est sûrement pas un fait du hasard».Et Kaddour de lui emboîter le pas en appelant à la sagesse, tout en prenant avec des pincettes toutes les informations démystifiant quelque peu la situation à Béjaïa.«Les enfants de Yemma Gouraya sont connus pour être très pacifistes», a-t-il affirmé soulignant que «la bêtise est certes humaine mais qu'il faut traiter soigneusement». «A qui profitent les actes de pillage qui ont plongé les Oranais dans l'émoi et la désolation'», se demande pour sa part Salim, un jeune étudiant en sciences politiques.Ce sont là l'ensemble des réactions de plusieurs Oranais, ne trouvant rien de mieux à dire que de renouveler leur foi en soulignant que «la violence n'est pas l'apanage exclusif de la wilaya de Béjaïa». Plus d'un de ces Oranais ne verse ni dans l'amalgame ni dans la stigmatisation. Ils rejettent de fond en comble le pillage dont ont été l'objet plusieurs édifices publics. Mohamed Hamadi du journal Echourouk dira en ce sens que «chacun des citoyens algériens a le droit de manifester sa colère contre des décisions prises, mais sans pour autant verser dans la destruction des biens ou pénaliser les services». Mokhtaria Benourine, préparant un master en écriture et analyse cinématographiques, dira: «Je ne comprends pas pourquoi cet étonnement quant aux violences que connaît la région de Béjaïa.»Depuis des années, une promotion de la violence est faite dans toute l'Algérie», a-t-elle expliqué, ajoutant que «dans ce cas je préfère ne pas m'attarder sur un fait qui a toujours existé dans un pays où les responsables ont remué ciel et terre pour le clochardiser».«De mon point de vue, des actions contre la violence doivent impérativement être menées.» En somme, l'imbroglio est total. Aucune des personnes sondées n'arrive à identifier l'élément ayant déclenché les émeutes et les actes de pillage de Béjaïa. «Il est prématuré de tirer les tenant et les aboutissants d'une telle affaire», dira un professeur en sciences politiques exerçant à l'université d'Oran.Il explique en recommandant que «seuls les enquêteurs pourraient éclairer notre lanterne en tirant intelligemment l'affaire au clair». Ce n'est pas tout.Les adhérents et les sympathisants de la section d'Oran de la Ligue algérienne des droits de l'homme se rassembleront aujourd'hui dans une réunion extraordinaire dont les travaux seront axés essentiellement sur les débats «des derniers évènements» qui se déroulent dans la ville de Béjaïa.
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