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Cette qualité de service qui gâche tout Oran



Cette qualité de service qui gâche tout Oran
De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali

Tout le monde le reconnaît à Oran : le cadre de vie s'améliore de jour en jour grâce à la réception de nouvelles structures de proximité dans les différents quartiers et communes et, bien qu'il reste encore beaucoup à faire avant que les habitants ne se déclarent totalement satisfaits - notamment en raison de la qualité toujours médiocre des prestations de service - force est de reconnaître que la réception des nouveaux centres de santé, nouvelles annexes communales ou nouveaux marchés de fruits et légumes a nettement adoucit la vie de la majorité des Oranais. Notamment ceux qui, il y a quelques années, devaient parcourir quelques kilomètres pour retirer un extrait de naissance ou passer une visite médicale. A condition, bien entendu, que le document ne soit d'origine et que l'acte médical ne soit pas spécialisé - auquel cas il faut se rendre au chef-lieu de wilaya - administrés et malades peuvent obtenir satisfaction dans leurs communes de résidence. Il est vrai qu'il reste la lourde problématique de la qualité des prestations de service qui continue de provoquer la colère des citoyens : «A quoi sert-il d'avoir une APC prêt de chez-soi, si c'est pour y passer toute la matinée et n'être pas certain d'obtenir des documents sans fautes '», s'insurge un habitant du quartier des HLM, quartier situé à l'est d'Oran, en réclamant, tout à la fois, la construction d'une annexe supplémentaire et la formation d'un personnel compétent : «C'est vrai que nous ne sommes plus tenus de nous rendre à la mairie de Gambetta ou dans le centre-ville mais ce que nous avons gagné en déplacements, nous le perdons en attente.» Ceci est d'autant plus vrai que, souvent, les administrés sont contraints de s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'obtenir satisfaction, soit en raison de l'absence de documents officiels ou des erreurs de renseignements contenus dans les documents.
Le même constat est établi dans le secteur de la santé : les habitants applaudissent la réception de nouveaux établissements sanitaires de proximité mais déplorent très vite la mauvaise qualité des prestations, née généralement du déficit du personnel. Déficit qui est particulièrement ressenti les week-ends puisque ces structures ne trouvent pas d'autres solutions que de fermer les portes. Ces établissements souffrent rapidement du manque de matériel médical et les malades sont renvoyés à leurs premières souffrances, soit
des déplacements vers des structures théoriquement mieux nanties mais naturellement fréquentées par un nombre plus importants de malades. La direction de la santé d'Oran l'a reconnu très récemment : pour un rendement optimum des structures de santé, il faut «recruter des manipulateurs radios, des techniciens en anesthésie, en soins, en laboratoire, en maintenance et des sages-femmes.»
Pour bien des secteurs, il n'est plus seulement question de construire de nouvelles infrastructures mais de trouver les ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement de celles qui existent déjà et de former celles qui auront à prendre en charge les structures en cours de réalisation.
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