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Cette négligence qui mène à la mort



La mort d'une maman de 51 ans au bloc opératoire, lundi dernier, au niveau de l'EPH de Sidi Ghilès, fait partie de la longue liste des décès causés par l'insouciance du personnel médical et paramédical.Une commission médicale indépendante devra être dépéchée impérativement sur les lieux pour constater les défaillances dans la gestion des urgences, l'évacuation et l'acheminement des malades, mais surtout l'ignorance de cette incroyable perte de temps, comme c'est le cas de cette jeune maman, admise au niveau des EPH de Tipasa et de Sidi Ghilès.
La prise en charge défaillante de cette Algérienne, dès son admission à l'EPH de Tipasa vendredi dernier, la mauvaise interprétation du cliché de l'échographie abdominale, son transfert et sa prise en charge chaotique au niveau du service des urgences de l'EPH de Sidi Ghilès, la passivité et la négligence du personnel, l'abandon dans un lit durant quatre jours, autant de points sombres qui avaient mené la pauvre femme vers la mort.
Des équipements médicaux très coûteux en panne, d'autres neufs inopérants depuis plusieurs mois, une agitation stérile du personnel, plus grave encore, l'insouciance des fonctionnaires vêtus de blouses au moment où les patients expriment leur douleur, un matériel de transport usé qui fonctionne selon le bon vouloir de ses conducteurs, des errements inexplicables de certains personnels qui désertent leurs postes, notamment après les heures de travail, le déficit récurrent en effectifs, des insultes des citoyens qui ne peuvent plus supporter le mépris des agents en service fusant depuis les couloirs, des cadavres de harraga algériens et étrangers «stockés» dans les morgues de ces deux EPH depuis des semaines, leurs cadavres dégagent des odeurs nauséabondes et insupportables, des équipements d'imagerie médicale acquis à coups de milliards immobilisés en raison du déficit criant en personnel spécialisé, une école de formation du personnel paramédical érigée à Hadjout, prête à accueillir 400 personnes, qui demeure fermée à ce jour, en dépit de la promesse de son ouverture faite par le ministre de tutelle, Mokhtar Hasbellaloui, l'année dernière, l'inexistence d'un téléphone vert, sont autant de clignotants rouges qui rythment le quotidien du secteur de la santé de la wilaya de Tipasa.
Les responsables de ce secteur se contentent de mener des actions «chorégraphiques» pour gonfler les statistiques, afin de faire plaisir à leur tutelle. Une politique locale qui va dans le sens de la politique nationale. Les populations ne croient plus à ces tromperies.
Il suffît de «piocher» sur le cas dramatique de cette patiente nommée Mme L. A., qui a fini par mourir au bout de quatre jours d'abandon, malgré le fait qu'elle se plaignait de douleurs abdominales. Le déficit en ressources humaines, l'indiscipline et l'insouciance de très nombreux fonctionnaires de ce secteur stratégique pour la santé des populations aggravent la situation. L'inhumanité dans les hôpitaux ne rassure plus les familles.
La détresse des malades ne cesse de s'amplifier. Les discours creux des principaux gestionnaires du secteur sont boostés hélas par des canaux de propagande. La santé dans la wilaya de Tipasa est un secteur en quête d'une autopsie rigoureuse.
Ces actes maladroits exercés dans des EPH et des EPSP sont évoqués lors de chaque enterrement. L'humanisme, la compétence et la disponibilité du personnel, les médicaments et la logistique sont réclamés dans les structures sanitaires dans l'intérêt des simples citoyens.
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