
Mauvaise gestion de la criseLa chute des prix du pétrole et son corollaire la baisse importante des réserves en devises du pays a mis à nu la mauvaise gestion de la crise par le gouvernement. On est allé puiser des économies sur le dos de la majorité des citoyens au lieu d'aller chercher des sources alternatives de financement à l'énorme déficit budgétaire dans une plus grande efficacité fiscale : lutte contre les surfacturations, les transactions sans factures, la grande évasion fiscale de l'import-import et de l'immobilier, la non-déclaration des travailleurs par plusieurs entreprises privées, ainsi que dans la mobilisation des capitaux hors circuits des banques et du Trésor : argent de la diaspora, des investisseurs locaux et internationaux, sources de financement extra-budgétaires.Côté pédagogie, comment convaincre les citoyens d'adhérer à la cure d'austérité quand les dirigeants du pays ne donnent pas l'exemple. Leurs privilèges sont maintenus : téléphones gratuits, voitures et chauffeurs pour les besoins personnels, traiteurs, résidences aux frais de l'Etat.Au chapitre rationalité des dépenses, on ne touche pas au train de vie des institutions budgétivores : Présidence, APN... On ne juge pas également utile d'opérer des économies budgétaires en supprimant des institutions ou des ministères qui, en ces temps de crise, ne sont pas d'une grande utilité. Pourquoi ne pas supprimer le ministère des Postes et des Technologies de l'information et de la communication qui n'a pas un grand rôle à jouer avec l'existence de l'Autorité de régulation qui peut organiser et contrôler les acteurs (entreprises publiques et privées). Pourquoi ne pas envisager un super ministère de l'Economie qui inclut les finances et le commerce.On a également des instances superflues en temps de crise : pourquoi ne pas fusionner par exemple l'APS avec le Centre international de presse dont l'utilité aujourd'hui n'est pas évidente. Ce centre dispose d'un personnel important et d'un matériel sophistiqué largement sous utilisé. On peut citer également l'espace VIP du Centre des conventions d'Oran qui n'a abrité, depuis 2010, aucun évènement, aucun grand sommet de chefs d'Etat, ni de grande rencontre internationale.On voit là que le gouvernement n'a opéré aucune réorganisation dans le sens de la rationalisation des dépenses ni opéré des coupes dans le train de vie des hautes institutions de l'Etat.Il a agi, en revanche, rapidement en usant de la solution de facilité : toucher à la poche des citoyens.Par : K. Remouche[email protected]/* */LIRE EGALEMENT LE DOSSIER
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Remouche Khaled
Source : www.liberte-algerie.com