La plume et le combat de M'hamed Houaoura est un livre sur «la guerre» de l'information et de la communication durant la Révolution algérienne (1954-1962).«Les témoignages des chevaliers de la plume, en l'occurrence Evelyne Lavalette, Zahir Ihadadène, Pierre Chaulet et Lamine Bechichi, révèlent toute l'importance de la communication et de l'information dans le combat pour la liberté du peuple», lit-on en quatrième de couverture du livre, paru aux éditions Dar El-Gharb d'Oran. «La liste de ces journalistes patriotes, femmes et hommes, mérite d'être connue.
L'écriture de leurs articles de presse dans les deux langues, l'arabe et le français, est demeurée indissociable à l'esprit patriotique de la Révolution algérienne. Les témoignages rapportés dans ce livre dévoilent une partie des souffrances endurées par les chevaliers de la plume pendant la colonisation. Leur humilité et leur simplicité sans retenue est un exemple de vie», est-il encore souligné dans ce livre préfacé par Belkacem Ahcène Djaballah.
L'ouvrage comporte également, par année, un rappel sur les journalistes algériens assassinés durant la décennie 1990. L'annexe s'articule, par ailleurs, autour de la participation décisive des journalistes algériens Zoubir Souissi et Omar Belhouchet aux débats qui avaient eu lieu en Namibie en 1991 sur le parrainage de l'Unesco et qui avaient abouti à l'institutionnalisation de la Journée mondiale du 3 mai, proclamée Journée mondiale de la liberté de la presse par l'Assemblée générale des Nations unies en 1993.
«La guerre médiatique», à forces inégales, a pris de multiples formes. Dans la partie intitulée «Echec aux falsificateurs», le lecteur du livre La plume et le combat apprend, par exemple, que le gouvernement français et ses réseaux d'espionnage sont allés jusqu'à falsifier un exemplaire du journal El Moudjahid (n° 63 du 25 avril 1960). L'ouvrage comporte aussi des témoignages sur la Révolution algérienne, tels que celui, au maquis, du journaliste japonais Yochiki Hoshino, ou celui du Yougoslave Zdravko Pecar, à travers son livre dédié «aux soldats et aux officiers de l'Armée de libération nationale de l'héroïsme et de l'abnégation desquels j'ai été témoin».
M'hamed Houaoura est né le 3 novembre 1954 à Cherchell (Tipasa), deux jours après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er novembre 1954. Il est l'auteur du livre Yamina Oudaï, l'héroïne oubliée, paru en 2016 aux éditions de l'Anep.
Kader B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com