A l'ère du tout-technologique et alors que la téléphonie de troisième génération frappe à nos portes, que la tablette tactile s'installe de plus en plus durablement dans les m'urs et que les foyers algériens sont tous -ou presque- dotés de l'outil informatique, les chaînes de radio algériennes continuent de souffrir de la «meilleure qualité de diffusion» des chaînes étrangères; et tous les Algériens, notamment les automobilistes aux heures de pointe, de ne pas pouvoir capter convenablement des chaînes locales ou nationales alors qu'ils évoluent sur le sol algérien.On peut ainsi se trouver boulevard front de mer, à Oran, et ne pas pouvoir écouter la radio d'Oran, encore moins la chaîne 3, ou au milieu de l'autoroute Est-Ouest et devoir se satisfaire de chaînes espagnoles ou françaises parce que le centre de télédiffusion d'Algérie (TDA) de Sidi Bel Abbès n'a pas encore atteint les seuils de performance attendus. Cela, le ministre de la Communication, Mohamed Saïd, a eu à le constater lors du déplacement qu'il a effectué, en fin de semaine dernière, dans la capitale de la Mekerra : «La sécurisation de la diffusion des programmes nationaux contre cette invasion étrangère et la garantie de la bonne qualité de la diffusion sont des questions relevant de la souveraineté nationale», a-t-il déclaré en affirmant que «l'Etat est déterminé à régler ce problème (')». On ne sait pas comment l'Etat compte régler ce problème parce le ministre ne s'est malheureusement pas attardé sur les dispositions et mesures qui seront prises pour, notamment, mettre fin aux «défaillances en matière d'entretien et de maintenance de certains équipements et installations» qui ont été relevées au cours de la visite d'inspection.
On sait, en revanche, que le phénomène des interférences radiophoniques étrangères -qualifié d'invasion par le ministre- ne date pas d'aujourd'hui et qu'il n'est pas tant dû à la volonté étrangère d'envahir nos ondes qu'à l'impuissance de nos installations à couvrir convenablement le territoire national et à garantir une bonne qualité de diffusion. Ce que, d'ailleurs, Mohamed Saïd a reconnu explicitement en évoquant «un problème de compétences» au niveau des structures relevant de son ministère. Le Centre de télédiffusion d'Algérie (TDA) de Sidi Hamadouche, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été mis en service en janvier 2009 par Azzedine Mihoubi, alors secrétaire d'Etat chargé de la Communication, pour assurer une couverture radiophonique correcte depuis Blida jusqu'à la frontière algéro-marocaine. Et si l'objectif n'a pas été atteint, ce n'est sans doute pas à cause des chaînes espagnoles mais plus probablement en raison d'incompétences et de défaillances internes.
S. O. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Ould Ali
Source : www.latribune-online.com