Oran - Revue de Presse

Ces braillements dans les coins de rues



Ces braillements dans les coins de rues Il est vrai que la ville n’offre pas beaucoup de loisirs. Il est vrai également que tout le monde ne peut pas s’offrir tout le temps les loisirs qu’il pourrait y avoir de temps à autre. Les jeunes n’ont pour leurs longues soirées estivales que leurs attroupements dans leurs quartiers et cités et les discussions footballistiques passionnées, ou dans le meilleur des cas, autour de parties interminables de cartes ou de dominos, au coin de la rue. Mais quel que soit le cas, ce n’est pas l’objet qui provoque l’attroupement mais c’est de ce dernier que l’idée pour passer la soirée apparaît. Et cela s’érige en discussions jamais terminées puisqu’elles reprennent les jours suivants ou en parties de «jeux de société» durant toute une partie de la nuit sous la lumière d’un lampadaire. Le mal-vivre est là et partout dans la ville, même si c’est d’Oran qu’il s’agit. Et finalement, ces attroupements et ces soirées sont bon enfant, et par les temps qui courent, ces occupations, somme toute innocentes, sont bien préférables à autre chose. Le problème est que pour le voisinage du «coin de la rue», c’est le calvaire. Les jeux comme les discussions des jeunes ne se déroulent pas dans le calme. C’est à qui braille le plus pour se donner raison. C’est à qui hurle le plus haut pour convaincre. Et allons-y avec les vociférations à réveiller les morts et les cris à percer les murs. Le silence de la nuit dans les rires inhumains vous fait regretter le vacarme du jour. Vous sortez une fois de votre lit pour protester, deux fois, plusieurs nuits. En vain. Vous faites un drame et vous en assumez toutes les conséquences. Vous appelez la police. Mais le même spectacle est là. Cela dure depuis que la génération actuelle était adolescente. Et la relève est assurée. Il n’y a même pas à qui se plaindre.
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