«A campagne exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle», a préconisé le
ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, lors
de son intervention hier à l'occasion d'une conférence régionale tenue au
palais de la culture Malek Haddad sous le thème «La campagne moisson-battage et
le programme de résorption des terres en jachère».
Même si l'on veut jalousement se garder d'avancer un quelconque chiffre
officiel sur les prévisions de la récolte céréalière durant cette présente
campagne de moisson-battage, entamée déjà dans les régions du sud du pays, se
contentant tout juste d'estimer que tous les «signes sont positifs», un cadre
du ministère de tutelle nous confiera que «l'on s'attend cette année à une
récolte de 50 millions de quintaux de blé». Bien évidemment, toute proportion
gardée quant aux imprévus climatiques ou autres sinistres. En tout cas, lors de
le rencontre régionale d'hier, qui a connu la participation des cadres et des
agriculteurs de l'est et du sud du pays, les dernières retouches ont été
adaptées et des solutions ont été retenues, parfois dans l'immédiat, pour les
problèmes et les préoccupations soulevés par les professionnels lors des débats
engagés par les conférenciers.
Les OAIC, qui prévoient cette année d'ouvrir «un guichet unique» pour le
traitement administratif des dépôts de la production des fellahs, assurant
aussi un travail à plein régime (24/24), promettent de «régler la facture et de
procéder au paiement des concernés dans les 72 heures qui suivent l'entrée du
blé dans les silos».
D'autre part, M. Benaïssa relèvera dans ce contexte que «10.000 agents
saisonniers viendront renforcer la main-d'œuvre au niveau des CCLS pour une
meilleure efficacité et une plus grande rapidité dans la réception des
récoltes, ainsi que la disponibilité de près de 8.500 moissonneuses-batteuses à
travers les champs de blé sur tout le territoire national, et que 58 unités
mobiles seront sur le terrain pour se déplacer sur les champs, chaque fois que
nécessaire, pour effectuer le réglage et les réparations des
moissonneuses-batteuses».
L'autre préoccupation des fellahs, qui réside au niveau de la
malhonnêteté de certains magasiniers qui détournent souvent quelques quintaux
lors de l'opération de pesage, causant des préjudices aux agriculteurs, a été
effacée d'un trait par le directeur général de l'OAIC, lequel a tranquillisé
les professionnels en leur annonçant que «des mesures draconiennes ont été
adoptées cette année pour réduire ce genre de pratiques frauduleuses», à savoir
l'utilisation de ponts bascules à tête électronique, qui tire quatre tickets à
chaque pesage, dont l'un est remis à l'intéressé.
Par ailleurs, l'on ne manquera pas de souligner que «les prix d'achat des
légumes secs par l'Etat sont arrêtés à 7.000 dinars pour le quintal de pois
chiche, avec un soutien de l'Etat à hauteur de 3.000 dinars, et à 6.000 dinars
pour le quintal de lentilles, avec un soutien de l'Etat estimé à 2.600 dinars».
Quant à la résorption des terres en jachère, dont la surface globale est
estimée à quelque 10 millions d'hectares, la sensibilisation n'en est qu'à ses
débuts, et beaucoup reste à faire pour convaincre les fellahs d'exploiter leurs
terres chaque année grâce aux nouvelles techniques, et de profiter de
productions de légumes durant ces périodes de soi-disant «mise en repos» de la
terre.
Enfin, l'heure est à la mobilisation générale pour faire de cette
campagne moisson-battage une réussite exemplaire, sauf pour les minotiers, «qui
sont là à attendre que la récolte arrive à leurs portes» (dixit M. Benaïssa).
«Cette force, il faut qu'on trouve un moyen pour l'impliquer dans la
dynamique», laisse-t-il entendre à ce propos.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com