Il faut aller jeter un coup d''il pour s'en convaincre, il est devenu dans un état lamentable.L'ex-centre des (groupes laïcs) Ahmed Ghermoul, au temps des années folles du sport algérien, n'est plus ce qu'il était, hélas. Celui-ci, appelé communément «Parc Stéphan» jadis, avait produit les meilleurs fleurons du mouvement sportif national de l'époque. Il avait permis à des générations algériennes huppées à tout point de vue de se connaître, surtout de se hisser à leurs plus hautes distinctions. Cette génération de sportifs était studieuse et championne à la fois, la discipline, la politesse, l'éducation et surtout le règlement intérieur instauré et appliqués à la lettre durant cette époque, permettait et imposait le respect et la bonne conduite de nos athlètes devenus plus tard des cadres de la nation. Contrairement, aujourd'hui, dès l'entrée vous avez la description de l'état de santé du centre. Rien qu'à le voir vous donne la chaire de poule, voire des frissons, la nostalgie vous frappe d'emblée pour vous assommer par la suite. Celui-ci, sous tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports, existe depuis des lustres, il se trouve actuellement dans un état qui laisse à désirer, au moment où les infrastructures sportives de qualité se compte sur les bouts des petits doigts.
D'autres centres? méritent le détour
Demandez aux chevronnées du sport des années (60 et 70) pour vous dire que c'était un joyau qui a vu défiler de nombreux champions (toutes disciplines confondues). Il vient de connaître un chamboulement au sein de ses installations sportives, les responsables semblent plutôt dépassés par ce qui les entoure. Dans la foulée et au même titre, les travaux du centre de Séraidi n'avancent toujours pas, les piscines d'Oran connaissent une lenteur dans leur évolution, celles d'El-Ketani et du 20 août vont sans doute s'inscrire pour en faire des musées, le centre d'El Bez de Sétif pourtant construit récemment pour le bonheur de la performance et des athlètes affiche aujourd'hui une détresse au détriment de la performance, la piscine de Sidi M'cid de Constantine partie en fumée, celle de Skikda (Jeanne d'Arc) et municipale de Relizane attendent toujours qu'elles soient réhabiliter, en vain?. Que sont-ils devenus les stades Ouaguenouni, Reloud, celui de Lamrani d'El Mouradia du RAMA, le terrain du Golf lequel a servi longtemps pour la performance nationale et les résultats sont là pour s'en convaincre, il a été fermé par un coup de tête, ce qui a poussé les entraîneurs d'athlétisme d'aller travailler sous d'autres cieux. Pour revenir aux Groupes laïcs, les causes de ce désastre?. un peu les organisateurs des derniers Jeux africains de la jeunesse (JAJ) qui ont transformés les terrains de handball de l'athlétisme et autres en boulodrome où plusieurs clubs venus débuter leur chantier en PPG (préparation spéciales), s'entraînent désormais dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses. L'autre surface qui entoure les terrains en question, est devenue un parking, tout simplement réservée strictement au stationnement de véhicules. Trop exiguë, cet espace qui devrait appartenir aux jeunes sportifs, créé un danger permanent, ces bambins sont exposés à de multiples risques. Même la vieille piste d'athlétisme n'a point échappé à cette règle, elle est tout simplement? totalement détériorée. Personne ne s'en est inquiété, surtout les organisateurs des derniers Jeux africains de la jeunesse (JAJ) qui ne se sont guère cassés la tête un tant soit peu pour y remédier, surtout songer à rendre les lieux d'entraînements comme ils les ont trouvés avant de débuter leurs épreuves. Plusieurs coachs cherchent à changer de lieu d'entraînement même ceux demeurant les alentours de ce centre. L'APC de Sidi M'Hamed devrait elle aussi, s'inquiète en allant jeter un coup d''il pour constater les dégâts, elle ne semble point pressée de le faire. Beaucoup ont exprimé leur mécontentement dénonçant l'indifférence des responsables qui sont à l'origine de cette anarchie. Demain, on mettra les athlètes et leurs coachs aux bancs des accusés.
«Les quatre dernières années ont été catastrophiques »
«Les quatre dernières années ont été catastrophiques, elles ont fait régresser le sport national de cinquante ans » diront certains anciens acteurs du sport national, dont bon nombre d'entre eux ont vécu les meilleurs moments des Groupes laïcs, devenus parents, lesquels aussi viennent accompagnés leurs progénitures au sein du même centre. Cette attitude et comportement sont assimilés à un laisser aller total de la part de bon nombre de responsables, qui se fichent éperdument du devenir du sport national. Ces agissement ont déjà été dénoncés par le mouvement sportif depuis le début de la décadence de notre performance, l'on s'est plutôt attelé à s'occuper de la promotion des hauts cadres au lieu de celle de la jeunesse et du développement de la pratique sportive, longtemps inscrite comme un «cheval de bataille» au sein de l'assemblée nationale adopté par le Conseil des ministres, de la parlotte au détriment du sport de performance. Plusieurs orientations des pouvoirs publics n'ont guère été suivies, le monde du sport, notamment les techniciens, attend enfin, qu'avec le nouveau ministre de la jeunesse et des sports, en l'occurrence Mohamed Hattab, que cela soit sans doute mis sur pied et verra le jour, même si le chantier du premier responsable du sport a déjà débuté. Enfin, il est plutôt utile de constater que les relations entre certains acteurs sportifs pour les moins conflictuelles, devraient cesser.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Chébaraka
Source : www.letempsdz.com