En matière économique, les gestionnaires de ce secteur aiment entendre dire que le pays est sur la bonne voie et qu'il recèle des richesses... Si ces éloges sont suffisants pour l'ego, la réalité est tout autre. Elle est palpable et la solution est au bout des doigts. Au lieu de pousser la prétention à lire le Coran de la fin au début, il faut pouvoir d'abord s'exercer à l'ouvrir du bon côté. Celui que la logique commande.
En un mot, la sphère économique doit revenir à ceux qui la connaissent comme la terre à ceux qui la travaillent. Les pouvoirs publics se perdent dans la recherche de solutions dont certaines sont détenues par ceux qui sont sur le terrain. Pour peu qu'on leur donne la parole, qu'on leur fasse confiance et qu'on les protège par des textes libérateurs. Un nouveau code des investissements est annoncé pour libérer les initiatives entrepreneuriales. C'est une bonne nouvelle en attendant de voir le texte.
Pour revenir au Forum franco-algérien sur le partenariat, l'enquête diligentée par la Chambre algéro-française de commerce et d'industrie fait ressortir, pour une énième fois, les contraintes que rencontre l'entreprise algérienne. Il ressort une crainte justifiée à s'associer à l'autre pour diverses raisons dont la plus citée reste la peur d'être 'bouffé" par l'autre, mieux armée en technologie, en management, en savoir-faire...
Le ministre algérien a parlé de réussite partagée et d'alliance industrielle. Son homologue français a insisté pour dire que l'Algérie est plus un partenaire qu'un marché. Cela fait chaud au c'ur, mais ne suffit pas quand on sort du colloque à l'usine. L'opérateur algérien ne souhaite qu'une chose : que l'Etat renforce et protège l'entreprise qui est seule souveraine à chercher son partenaire, où qu'il se trouve.
Avec la récession aux portes de l'Europe, ce ne sont pas les demandes de partenariat qui manquent aux conditions les plus profitables pour l'opérateur algérien, en position de force, mais il manque juste à desserrer le joug qui emprisonne par des textes drastiques, d'une part, et sortir du giron bas de laine de l'entreprise familiale si l'opérateur a l'intention de dépasser les frontières de son village, même aux dimensions du pays, d'autre part.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Outoudert Abrous
Source : www.liberte-algerie.com