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Carte nationale de journaliste



Carte nationale de journaliste
Le ministre de la Communication Abdelkader Messahel a affirmé, hier, que l'établissement de la nouvelle carte nationale de journaliste vise à «professionnaliser» le journaliste algérien.«Nous voulons une plus grande crédibilité de la presse par le professionnalisme», a encore fait savoir le ministre, qui intervenait à l'occasion de la réunion de la Commission nationale chargée de récolter les propositions des journalistes sur les conditions de délivrance de la carte.Il faut savoir que la Commission nationale consultative indépendante, a été installée, le 26 mai dernier. Elle a été chargée de préparer un avant-projet d'un décret exécutif relatif à la carte de journaliste professionnel, conformément aux dispositions de la loi organique sur l'information.Quatre rencontres régionales, portant sur l'établissement de la carte nationale de journaliste professionnel, ont été organisées, successivement, dans les wilayas d'Oran, Constantine, Ouargla et Alger.La rencontre d'hier, organisée à la résidence Djenane El Mithak, à Alger, est la dernière du genre et a permis, aux membres de la commission, de mettre la dernière touche qui tient à c?ur, tous les journalistes qui auront entre les mains un document officiel et unifié pour exercer leur métier.Abdelkader Messahel, qui a tenu à être présent à cette rencontre, a indiqué, que «le fait de régler ce problème aura un effet d'entraînement pour beaucoup d'autres», d'où, a-t-il souligné, «l'importance particulière accordée au texte sur la carte nationale de journaliste professionnel». Dans une brève intervention, le ministre ajoute que «le texte, soumis à débat, sera revu, une dernière fois, par la commission, sur la base des propositions et les remarques qui seront faites, lors de cette rencontre», en expliquant que «ce texte sera transmis, rapidement, à la direction des Affaires juridiques du ministère pour lancer la procédure liée à sa promulgation».A noter que, lors des débats, des divergences subsistent entre les journalistes eux-mêmes. Alors que certains veulent qu'ils soient dotés de cette carte, juste après avoir été confirmés au sein de sa rédaction et de son employeur, d'autres professionnels ont demandé une période de deux années, pour ouvrir droit à la carte. Cette demande est motivée, estime un intervenant, par le souci de permettre aux journalistes débutants d'apprendre, tranquillement, le métier, de mûrement réfléchir, avant de s'engager dans l'aventure journalistique qui reste un métier, extrêmement, pénible et enfin de barrer la route à tous «opportunistes» attirés par d'autres considérations.Par ailleurs, le ministre de la Communication a plaidé, hier, pour la spécialisation des journalistes, en annonçant, en ce sens, qu'après l'instauration de la nouvelle carte de presse nationale, un programme de formation sera lancé, au profit des journalistes et financé par le fonds réservé à cet effet. Enfin les journalistes sont convaincus qu'avec l'avènement de cette carte, le terrain sera déblayé pour l'installation de l'autorité de régulation et l'installation d'un Conseil d'éthique et de déontologie.


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