Oran - A la une

Cachez cette culture que...Humeur



Cachez cette culture que...Humeur
Dans les sociétés développées, la culture, assure-t-on, est ce qui reste quand on a tout oublié. Sans doute ! Mais à Oran et, depuis un siècle, dirait-on, ce serait plutôt tiré par les cheveux. De toute manière, cette sentence est aussi vraie que le sont les sachets en plastique qui encombrent notre vécu ! La culture est, donc, à Oran ce qui fout le camp en premier quand on est sur le point de tout oublier. D'ailleurs, les budgets consacrés à la subvention de la chose culturelle sont considérés comme des « fonds perdus ». A commencer par celui dédié au Fofa. Ou encore la poésie qui ne trouve plus d'éditeur puisqu'elle ne rapporte pas. De même que tout ce qui est de qualité. Il n'y a que le « raï des bruits de casseroles » et les sketches chorba qui sont bancables et ont, donc, droit de cité dans cette contrée joyeuse. A la vérité, il serait juste de remarquer que ces « fonds perdus » ne le sont pas pour tout le monde. Selon certains observateurs de la scène culturelle locale, même les fonds publics débloqués pour le secteur culturel ne se perdent jamais pour les « enfants de la balle ». Et ces observateurs, qui semblent savoir de quoi il en retourne, assurent que les pertes et autres gaspillages sont ici monnaie courante, si l'on peut se permettre l'expression. Et de suggérer aux fameuses commissions de l'IGF de jeter un 'il, ou même deux, du côté des dépenses réalisées sur les budgets consacrés à certains festivals. Sur leur lancée, ces experts les encouragent, aussi, à s'intéresser aux cachets faramineux consentis aux « stars » étrangères ou algériennes, lors des concerts organisés au Théâtre Hasni-Chekroune. Ou des saisons estivales. Ici, une parenthèse : nous ne militons pas pour que les vraies stars de la chanson soient payées avec des bouts de chandelle, seulement, il serait plus honnête que ce soient les organisateurs de concerts, normalement privés, qui y aillent de leur poche en gardant les bénéfices. Et non les fameux offices et autres comités culturels qui se croient contraints de puiser dans les caisses du Trésor. Et fermons la parenthèse.
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