Oran

ça stagne



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Constat - Bien que l'Algérie ait fait du développement des TIC son cheval de bataille à travers les discours, notre pays demeure encore pour des raisons entourées d'un flou total, à la traîne, comparé aux autres pays arabes et africains.
Selon le nouveau rapport du World Economic publié en avril dernier, l'Algérie a reculé à la 131e place dans le classement mondial 2013 des technologies de l'information et de la communication, après avoir occupé le 118e rang en 2012. Sous le thème «croissance et emploi dans un monde hyper-connecté», ce rapport de plus de 400 pages a élaboré son classement en fonction de l'indice «Networked Readiness Index» (NRI), qui évalue la disponibilité de 144 pays à exploiter les TIC en termes notamment de croissance, de compétitivité ainsi que de la prospérité de leurs citoyens. Selon les auteurs de cette étude, le rapport démontre qu'un pays «qui tarde à mettre en place une vaste stratégie nationale pour le service à grand débit, risque d'accuser un déficit de compétitivité mondiale et ne pourra pas récolter les avantages sociaux des TIC». Autrement dit, concernant ce volet précis, beaucoup reste à faire en Algérie. Pourtant, un plan e-Algérie 2013 a été mis en place, il y a de cela 13 longues années. Ce même plan d'action qui visait à promouvoir définitivement les TIC dans notre pays a été, visiblement, renvoyé aux calendes grecques. Les actions concrètes sont très peu nombreuses et les projets initiés tardent à voir le jour. Cette stratégie, qui visait donc à conduire l'Algérie vers la société de l'information et l'économie numérique en améliorant l'accès aux services de communication dans le pays, n'a pas atteint ses objectifs notamment l'augmentation des TIC de l'ordre de 8 % du PIB de l'Algérie. Il était également prévu de créer 100 000 emplois directs et indirects. Rien de tout cela n'est palpable. Rien d'effectif. Et plus personne n'évoque la stratégie e-Algérie 2013. S'exprimant dans les colonnes de notre confrère francophone La Tribune, Chérif Ben Benmahrez, le responsable du programme E-Algérie 2013 au Ministère de la Poste et des TIC, avait reconnu que ce projet ambitieux «évolue dans un environnement mal adapté pour les TIC». Cité par le même quotidien, Lies Kerrar, président de Humilis Corporate Finance, relève, pour sa part, la rareté des ressources humaines qualifiées pour booster les TIC et mettre en pratique les plans d'e-Algérie 2013. «L'Algérie n'a plus de ressources humaines spécialisées en TIC», avait-il déploré en parlant de la fuite des compétences spécialisées notamment dans le domaine de l'informatique qui a caractérisé notre pays durant les années 90 et 2000.
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