
«Cette session se tient à un moment où les relations d'ensemble et la coopération économique entre l'Algérie et la France sont substantiellement développées et étoffées, assises sur un socle solide...», a déclaré Abdelkader Messahel.La réunion de la 4ème session du Comité économique mixte algéro-français (COmefa) s'est soldée par la signature de trois accords de partenariat économique et industriel. L'accord qui faisait l'objet de tergiversations de la part du partenaire français, à savoir le dossier de l'industrie automobile, en l'occurrence PSA Peugeot Algérie, vient d'être scellé par les deux parties. Il y a l'accord qui a trait à l'industrie électrique qui vient d'être aussi corroboré dans le cadre des relations bilatérales entre l'Algérie et la France, à savoir Schneider Electrique Algérie, qui va investir dans le domaine des composants électriques et dans des installations électriques de petite, moyen et haute tension. Quant au troisième accord concernera le volet agricole où le mémorandum a été entériné et signé par les deux parties dans le cadre du Cpmefa, il s'agit de consortium algéro-français qui se chargera de produire pour le marché national et pour l'exportation des fruits et légumes bio. Les trois accords qui ont été signés donnent un caractère concret des relations bilatérales entre l'Algérie et la France dans une vision d'ensemble touchant à tous les aspects de la coopération et de partenariat. Dans ce sens, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a souligné que «cette session se tient à un moment où les relations d'ensemble et la coopération économique entre l'Algérie et la France sont substantiellement développées et étoffées, assises sur un socle solide d'intérêt mutuel et orientées vers un avenir appelé à donner lieu à une coopération encore plus étroite entre nos deux pays», déclare-t-il. Pour l'Algérie, le Camefa est conçu comme une démarche qui s'inscrit dans une perspective où l'économique et la relation gagnant-gagnant doivent prendre le dessus en faisant de cet espace économique un atout qui permettra d'approcher les vues sur d'autres questions qui nécessitent d'être réglées et résolues.
Dans ce même sillage, Abdelkader Messahel précise que «le caractère stratégique de cette coopération, avec l'ambition commune de parvenir à terme à l'édification d'une relation d'exception entre les deux pays», précise-t-il.
Pour rappel, le Comité économique mixte algéro-français compte en son actif une quarantaine de projets d'accords qui restent au stade de négociation et de mémorandum qui nécessitent d'être réhabilités et transformées en accords de partenariat d'exception entre les deux pays. D'ailleurs, c'est ce qui explique que ce comité depuis sa création il y a de cela cinq années, a été conçu dans sa première étape, comme le souligne le ministre Abdelkader Messahel, «le Comefa il lui a été assigné la tâche d'être un forum d'évaluation, d'impulsion et d'orientation des relations économiques bilatérales par le biais de la création de partenariats et de joint-ventures générateurs d'investissements et susceptibles de contribuer efficacement à l'élargissement des bases du tissu industriel en Algérie», assène Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères. Cette approche a été soulevée par le ministre de l'Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, qui a repositionné l'objectif du partenariat industriel et économique dans le cadre de ce comité économique en indiquant que «le partenariat industriel avec le partenaire français est déjà balisé par l'assainissement du climat des affaires et la décision prise par le gouvernement de donner plus d'importance et de sens à l'investissement dans le domaine industriel et surtout l'initiative aux hommes d'affaires pour qu'ils puissent impulser davantage ce partenariat malgré la crise financière qui reste au demeurant surmontable», a-t-il précisé.La partie française estime par la voix du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian que «ce partenariat doit confirmer les rapports d'exception qui existent entre les deux pays et qui s'expriment dans le respect de nos souverainetés, c'est aussi un partenariat qui doit s'atteler à s'intéresser au sujet de la sécurité qui est considérée comme sujet capital pour les deux pays», martèle-t-il. Abordant la mobilité dans sa version relative à la jeunesse active et la création des centres de formation en insistant sur la démarche de coopération et de partenariat gagnant-gagnant.Dans le même sillage, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire a insisté sur la coopération et le partenariat économique entre les deux pays en soulignant que «nos rapports sont déterminés par un destin commun, ce qui traduit cette relation bilatérale d'exception qu'il faut encore construire dans le cadre de l'accord d'amitié», mentionne-t-il.
Bruno Le Maire à indiqué lors de la réunion de la 4ème session du Comité économique qu'il est temps d'inverser la donne et de rehausser la barre des relations bilatérales dans le cadre économique et industriel. Dans ce sens, le partenaire français est disposé de travailler en partenariat avec l'Algérie dans le domaine de l'industrie et faire en sorte de trouver les formes qui permettront aux deux pays de booster l'investissement dans le secteur du développement durable, la santé, le numérique et le bâtiment.
Les trois accords que viennent de signer l'Algérie et la France, se veulent comme une étape décisive dans le processus des relations bilatérales et de partenariat d'exception, qui prépareront la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau qui sera présidé par les deux Premiers ministres des deux pays respectivement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine NEFFAH
Source : www.lexpressiondz.com