Oran - Revue de Presse

C'est déjà le rush sur les plages



C'est le rushavant l'heure vers les plages. Le week-end dernier, particulièrement, la ruéevers la corniche fut telle qu'on avait l'impression d'être déjà en pleine saisonestivale.L'installation desolariums sur les plages, l'ouverture de crémeries au bord de la mer, lerééquipement de magasins et autres échoppes en articles de plage, la réservationde chalets et de bungalows... annoncent un été très chaud sur la cornicheoranaise.La RN2 reliantOran à Aïn El-Turck était embouteillée de part en part ce vendredi 18 mai, àpartir de 17 heures pratiquement. Un flux extraordinaire de voitures arrivaientde Aïn El-Turck, débordant même sur le couloir du sens inverse. Sur la bordurede la route, ça et là, des véhicules à capot ouvert. Evidemment, avec 32° àl'ombre et 10 à 20 km/h au tableau de bord, beaucoup de moteurs chauffent etfinissent par rendre l'âme. Dans la masse compacte des automobiles avançant aucompte-gouttes, des bus grand gabarit sont plein à craquer. Des fourgonsremorquant glisseurs, jet-skis ou autres bateaux de plaisance, il y en avait àprofusion. L'encombrement atteint cependant son comble à hauteur du «Tunnel», àl'entrée de Sainte Clotilde. Là, le bouchon devient tel que même les motos nepeuvent plus passer à travers en recourant aux «slaloms». Un mixage de klaxonsstridents et de musiques tous genres (raï, pop, charki...) accompagnées dechants, d'ovation, d'éclatement, voire d'hystérie. La chaleur monte,l'adrénaline aussi, et quelques chauffeurs, des boules de nerfs au volantcraquent. En résumé, on aurait juré qu'on était au fort de la saison estivale,ce week-end, sur la corniche. En fait, l'affluence vers le bord de la mer acommencé vers la deuxième semaine du mois de mai avec la montée brutale de latempérature. Cette année, d'aucuns auront remarqué qu'il n'y avait pas unesaison printanière stricto sensu. On est passé d'un seul coup d'un hiverprolongé à un été précoce, avancé. De la pluie et de basses températures à lachaleur. D'où, peut-être, cette ruée, cet empressement des gens à aller vers laGrande bleue -pas forcément pour y faire trempette- après une longue «périoded'hibernation». Car, de visu, la plupart des gens qui vont ces jours-ci à laplage ne se baignent pas -l'eau étant encore froide et le risque est d'autantgrand que les plages ne sont pas surveillées- mais s'y rendent juste pourprofiter de la fraîcheur et la brise de la mer. Pour prendre des boissonsfraîches, des glaces, se détendre sous l'ombre d'un parasol ou carrément sur lamoquette sablonneuse... Bref, pour casser la routine, chasser l'ennui et fuirdu coup la chaleur ardente. Dès lors, les plagistes n'ont pas attendul'ouverture des concessions des plages pour planter leurs solariums, cela leurrapporte plus, et ce dans la clandestinité la plus totale. Idem pour lesparkings situés à l'orée des plages. Ceci alors que la propreté se fait désirersur presque toutes les plages de la corniche, de Saint Rock à Cap Falcon, àl'Etoile, Bousfer Plage et même aux Andalouses connues pour ses plagesrelativement propres. Doit-on attendre l'ouverture officielle de la saisonestivale pour faire un petit nettoyage de nos plages ? Ça coûte quoi àl'estivant d'ensacher ses ordures et de les jeter à la poubelle, lorsqu'ilquitte les lieux ? Côté structures d'hôtellerie et de camping, on est dores etdéjà en pleine période de réservations.Certains complexestouristiques ayant pied sur mer affichent déjà complet. Les agencesimmobilières installées sur la corniche sont sollicitées de plus en plus, àmesure que le mois de juin approche, par les clients aussi bien «locaux» oud'autres wilayas que les émigrés par l'intermédiaire d'un proche ou au moyend'un simple coup de fil. Les boutiques d'articles vestimentaires ont déjà faitle stock de l'été : vêtements d'été, maillots de bain et accessoires, bouées,jouets et autres gadgets de plage, etc. Les concessionnaires de jet-skis, commeil en existe de plus en plus sur la corniche, aussi bien au bord de la merqu'en ville, n'ont pas attendu non plus le débarquement de l'été pour se lancerdans leur activité.
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