
Une situation de malaise rè-gne à l'antenne d'Oran du bureau d'études MHT, ex BEVOR d'Oran, en raison du non versement des salaires des trois derniers mois en dépit de la bonne situation financière et un plan de charge prometteur avec, à la clé ,le suivi de plusieurs chantiers de construction de logements et d'équipements publics dans la wilaya d'Oran. C'est ce que dénoncent les 67 membres du collectif des travailleurs qui estiment que cette situation paradoxale a commencé en 2010 avec la fusion des 2 bureaux d'études des wilaya de Tlemcen et d'Oran et l'installation de la direction générale de MHT à Tlemcen. L'un des représentants du collectif revient sur la chronologie de cette fusion en précisant, dès le départ que « l'ex BEVOR a été absorbé par MHT Tlemcen ». Depuis, cette fusion, le plan de charge du BEVOR n'a jamais connu de bas et ce, en raison de son savoir-faire et du capital expérience acquis depuis des années par ses architectes et urbanistes et qui a fait de lui une référence en matière d'études urbanistiques. La preuve réside dans les projets pilotés par l'unité d'Oran et qui se résument à quelque 12.000 logements, dans la cadre du programme national, ainsi que plusieurs équipements publics qui lui ont été confiés par la DLEP d'Oran. Mieux encore, notre interlocuteur, documents officiels à l'appui, précise que la renommée du bureau d'étude a dépassé les frontières de la wilaya et lui a permis d'acquérir des projets dans d'autres wilayas de l'ouest du pays. La force de l'unité d'Oran du MHT réside, également, dans son capital humain, avec l‘arrivée de jeunes architectes et ingénieurs, dans le cadre du DAIP et de l'ANEM et qui ont bénéficié de l'expérience professionnelle des anciens cadres du bureau d'études. Les représentants du personnel estiment que « la fusion, en elle-même, a été mal gérée et des effets secondaires ont été observées avec, au final, un système d'exclusion et d'une politique du « deux poids deux mesures », du fait que, contrairement à l'unité d'Oran, celle de Tlemcen avait et a encore un plan de charge nul ». Ce qui est révoltant est le fait que l'antenne de Tlemcen vit au dépens de celle d'Oran d'où l'organisation d'une grève par le personnel d'Oran et qui a été gelée suite à un protocole d'accord prévoyant une autonomie financière, technique et administrative, un protocole d'accord, conclu en 2012 et dont des copies ont été transmises aussi bien par les instances syndicales locales que centrales, dont la Fédération nationale des travailleurs du bâtiment, ainsi que la tutelle, en l'occurrence la ‘SGP Indjab' et le ministère de l'Habitat. Depuis trois ans, soutiennent les représentants du personnel, des démarches ont été entreprises, à tous les niveaux, dans le but de tirer la sonnette d'alarme sur une situation pouvant nuire à l'activité du bureau d'études qui, en dépit se sa notoriété, se retrouve dans des situations difficiles, concernant, notamment, les engagements pris avec les clients et du coup, si des mesures profondes ne sont pas prises, l'image de marque du bureau d'études sera ternie et pourrait perdre ses parts de marché dans un secteur où la concurrence fait rage. Précisant que « ce n'est nullement par opposition à leurs collègues de l'agence de Tlemcen, les représentants du collectif relèvent que cette situation est un facteur de démobilisation du fait que leur agence est richement pauvre.Par ailleurs, les mêmes représentants insistent sur le fait que le plan de développement initié est loin de répondre aux attentes du personnel qui attendait le renforcement des moyens techniques. Pire encore, ils soutiennent qu'ils travaillent dans des conditions lamentables, dans un siège exigu et loin des normes requises. « Lors des dernières précipitations, le siège était tout inondé », devaient illustrer leurs dires, nos interlocuteurs, qui estiment que le développement de toute entreprise passe inéluctablement par celui des ressources humaines. L'autre interrogation du personnel réside dans le fait que la gestion du personnel, recruté sous forme de CDD, ne s'effectue pas dans les normes et faute de renouvellement de leurs contrats, plusieurs jeunes cadres se retrouvent en instance d'activité alors que les besoins de l'activité exige leur présence sur le terrain. Sur ce point précis, le protocole d'accord prévoyait, pourtant, la titularisation de ces jeunes cadres et notamment ceux recrutés, avant le 28 janvier 2013.
En somme, le malaise s'installe au sein de l'agence d'Oran et le personnel, soucieux de préserver son outil de travail, espère que la direction générale prenne en considération les doléances exprimées et de concrétiser les dispositions contenues dans l'accord conclu entre les deux parties.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com