Oran - A la une

Bréves de l'Ouest



BIR EL-DJIR : Démolition et colère
Un climat d'émeute a failli dégénérer, mardi à Oran, en catastrophe, n'était la maîtrise de la situation par les agents de l'ordre qui ont réussi à calmer les esprits surchauffés des riverains, dont les constructions illicites ont été démolies par les engins de la municipalité. Le lieudit Kouchet El-Djir, situé au niveau de la pénétrante menant au quartier populeux de Ras El-Aïn, avait les allures d'un champ de bataille. D'un côté, les riverains campant sur leurs positions, et de l'autre les forces de l'ordre. La décision prise par le wali de procéder à la démolition des habitations illicites a été mal perçue par leurs propriétaires. Parmi eux, neuf familles dont les constructions ont été érigées illégalement depuis quatre ans ou quelques semaines à peine. Les riverains en colère ont commencé par lancer des pierres sur les policiers. Ceux-ci répliquèrent par des tirs de bombes lacrymogènes pour disperser la foule. Dans ce 'no man's land' déshérité de la ville d'Oran, les escarmouches ont commencé dès 7h. L'important dispositif sécuritaire mis en place et le dialogue ont permis de ramener le calme dans cette partie de la ville convulsive et extrêmement pauvre. Ce n'est que vers 10h que le calme est revenu dans cette cité-ghetto. Les affaires des familles expulsées ont été mises en fourrière.
K. REGUIEG-ISSAAD
DIRECTION DES AFFAIRES RELIGIEUSES DE CHLEF : La tutelle diligente une enquête
Suite aux récentes protestations initiées par de nombreux employés de la direction des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya de Chlef, nous venons d'apprendre que le ministère de tutelle a dépêché une commission d'enquête sur les lieux. Selon nos sources, la commission en question, qui travaille d'arrache-pied afin de trouver des solutions aux différents problèmes posés par les protestataires, est dirigée par l'un des inspecteurs du ministère qui est chargé, pour sa part, de faire toute la lumière sur l'ensemble de la situation qui prévaut au sein de cette institution religieuse, et que les mêmes employés qualifient de regrettable, voire d'insupportable. Nos mêmes sources ont également indiqué que les problèmes qui ont incité les fonctionnaires de cette direction de wilaya à sortir de leur réserve et à provoquer ce mouvement de protestation se résument, entre autres, à la bureaucratie, aux agissements et aux dépassements du directeur et de certains de ses cadres envers le reste des autres employés, en l'absence du respect et de considération pour les enseignants du Coran, au retard dans la régularisation de la situation administrative de plusieurs employés, aux avantages qui sont accordés à certains, notamment en ce qui concerne les affectations vers des mosquées en Europe, les visites des lieux saints ou encore les promotions professionnelles, et enfin à l'inefficacité de la commission des 'uvres sociales. Pour les mêmes protestataires qui comptent beaucoup sur le travail et le résultat de la commission ministérielle, le recours à d'autres moyens afin de se faire entendre est envisageable, dans le cas où leurs revendications ne seraient pas entièrement satisfaites.
AHMED CHENAOUI


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