Les commerçants du marché de la cité Boussouf sont dans un désarroi
total, «à cause de notre situation précaire et du projet de nouveau marché qui
n'arrive pas encore à démarrer». Formé d'une quarantaine de baraques faites de
bois, de TVC et revêtues simplement de bâches en matière synthétique, implanté
sur le bord d'une route en pente, ce marché ne paie pas de mine. Pourtant,
c'est le seul endroit propice de commerce dans la cité où les habitants
viennent s'approvisionner en fruits et légumes, en vaisselle et en produits
cosmétiques, et d'autres choses encore, à des tarifs relativement abordables,
et ce malgré les nombreux inconvénients qu'il présente. En effet, dans cet
espace étroit et abrupt, les marchandises sont exposées pêle-mêle à l'intérieur
et à l'extérieur des baraques, rendant la circulation de la clientèle très
difficile. C'est un véritable souk en ce sens que l'anarchie y règne en
maîtresse.
Et pour cause, c'est un site de
secours, de transit qui a été attribué aux commerçants, il y a plus d'une année
en attendant la réalisation du projet de baraquements en dur prévu sur un autre
endroit situé plus bas. Mais cette attente risque de durer car le projet en
question est à l'arrêt depuis bientôt une année. Et les commerçants ne
connaissent pas exactement les causes de cet arrêt. «A chaque fois que nous
allons à la direction du commerce pour essayer d'en savoir plus sur ce projet,
on se voit renvoyés d'un bureau à l'autre, sans pouvoir obtenir la moindre
information sur la situation du projet», affirme un groupe de commerçants.
Sur place, les concernés
expriment leur crainte, dans l'immédiat, avec l'arrivée de l'automne et des
pluies. «Eté comme automne et hiver, explique Hichem N., marchand de fruits et
légumes, nous souffrons de cette situation à la limite de la précarité. La
semaine passée, quand s'est produite cette violente tempête accompagnée de
fortes chutes de pluie, nos baraques ont été complètement dénudées et nous
avons cru un moment que nous allions finir en bas dans l'oued. Nous craignons
beaucoup de ne pas passer l'hiver».
Contacté, le responsable chargé du suivi des projets au niveau de la
direction du commerce a confirmé que ce projet est effectivement à l'arrêt,
depuis le mois de novembre 2009, car le terrain d'assiette qui devait le
recevoir s'est révélé de nature instable, glissant. En effet, selon les
informations fournies par M. Goumida, les services techniques de la direction
de l'urbanisme, de la construction et de l'habitat (Duch) ont été conduits à
abandonner ce site et sont actuellement à la recherche d'un autre plus viable
pour implanter le projet…
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com