A la rédaction du «Quotidien d'Oran», ce fut un choc terrible lorsque la nouvelle fut connue. Habib Boumaza, le sourire par excellence du journal, venait de nous quitter au petit matin, alors qu'on l'attendait à son bureau, à sa place où l'attendait sa tâche habituelle de rewriter, un mot qui désigne celui qui réécrit des articles pour les rendre plus présentables. Pour être essentielle, ce n'était pas son unique occupation, car il avait la charge de l'élite qu'il connaissait merveilleusement bien. Habib, comme le soulignaient tous ses collègues et travailleurs du «Quotidien d'Oran», était un être à part. De part son esprit, sa jovialité, son humour, sa grande culture, son sens des relations humaines, il jouissait de l'estime générale. Il avait l'art de dédramatiser les situations les plus confuses et les plus compliquées. Ce trait de caractère le rendait encore plus sympathique. Depuis quatre décennies que nous le connaissons, il ne s'est jamais emporté, gardant constamment une jovialité sans égale. Educateur et enseignant dans l'âme, il a consacré toute sa vie à l'éducation, parvenant au poste de directeur du CEM Rahal Ould Abbès, après avoir ramé durant de longues années, au collège technique de jeunes filles d'Oran et à Boutlélis où personne ne l'a oublié. Comment pourrons-nous effacer de notre mémoire cet extraordinaire collègue de travail qui a été désigné par la direction dans la noble mission de guide des nombreux élèves des établissements de l'Ouest, tous curieux de connaître comment «naît» un journal. Les remerciements des enseignants en visite étaient une reconnaissance qui démontre ses dons d'éducateur. Récemment, il nous a fait part de son intention d'effectuer le pèlerinage. Cet être très sensible, aux paroles et sensations prémonitoires, nous laisse des anecdotes inoubliables. Tout récemment, il avait émis le voeu d'être enterré près de son père. Une foule immense, composée de nombreux sportifs, anciens dirigeants, ainsi que de nombreux confrères de tous les titres paraissant à Oran, a accompagné le défunt à sa dernière demeure dans une atmosphère de grande émotion. Ce que l'on peut dire, c'est que Habib est irremplaçable tant comme ami que comme collègue, pour sa famille, ses amis et ses collègues du journal. Plus rien ne sera comme avant au «Quotidien d'Oran». Repose en paix, cher frère et ami.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com