
Les travailleurs des Moulins d'Oran évoquent avec amertume le lourd passif de leur société.En dégradation continuelle, le patrimoine immobilier des ex-Moulins d'Oran exacerbe le sentiment d'inquiétude chez les anciens cadres et les travailleurs de cette filiale d'Eriad Sidi Bel-Abbès. Nombreux sont les anciens travailleurs retraités à se poser des questions sur le sort réservé au riche patrimoine immobilier et foncier de leur entreprise rétrocédé ou remis à l'administration des domaines depuis plus de trois ans. "Nous sommes en droit de nous interroger sur le patrimoine de l'ex-Sempac, compte tenu de sa haute valeur foncière, car nous en mesurons l'importance immobilière qui doit servir la collectivité avant tout", affirme-t-on. En termes clairs, ils s'opposent à ce que ces biens soient détournés pour des activités purement avides. Pour eux, il est légitime que les actifs des entreprises dissoutes situées dans le tissu des zones industrielles soient confiés à l'Aniref (Agence nationale de régulation du foncier industriel), contrairement à ceux situés en zone urbaine qui sont confiés à l'administration des domaines.Ils relèvent cette disparité par le fait qu'il aurait été judicieux de responsabiliser une seule instance administrative à l'effet de gérer ce patrimoine d'une manière transparente. La défiance est de mise chez les anciens cadres et les travailleurs des Moulins d'Oran qui évoquent avec amertume le lourd passif de leur société.En octobre 2012, la cour d'appel près le tribunal d'Oran avait commué à deux ans de prison ferme la peine de trois ans prononcée en première instance, à l'encontre de l'ex-directeur général des Moulins d'Oran et de son ex-chef du département juridique. La cour d'appel avait ramené cette condamnation à deux ans de prison ferme pour délit de corruption constaté en flagrant délit.C'est dans cet esprit et conformément aux directives du groupe Eriad Sidi Bel-Abbès, incluant les dispositions du décret 09-153 en date du 2 mai 2009 et devant la contrainte de la compression des effectifs avec la mise en ?uvre d'un volet social, que la direction des Moulins d'Oran avait restitué aux mains de l'administration des domaines plusieurs sites dont celui de l'ex-minoterie de la ville nouvelle (incendié dans lesannées 80). D'une superficie de plus de 1800 m2 et après 20 ans de carence, ce site a été repris pour la réalisation d'un parking à étages. Le reste de ce patrimoine est constitué des minoteries de Saint Eugène et de Bir El-Djir, l'unité de cannelage de Choupot, l'unité pâtes de Medioni, le complexe d'Es-Sénia, composé d'une semoulerie et d'une unité de production de pâtes, l'actuel siège de la direction des Moulins d'Oran, Cobiscor, l'UMT d'Oran et enfin le centre de vacances de Trouville. à ce chapelet viennent s'ajouter une dizaine d'autres sites, dont d'anciens dépôts de vente, et des logements qui sont actuellement occupés.Dans ce contexte, certains anciens cadres de cette entreprise n'en pensent pas moins que si plusieurs biens sont domaniaux ou appartenant à l'OPGI, d'autres, en revanche, sont des propriétés actées de l'entreprise. C'est le cas de deux terrains nus situés respectivement à Oued Tlélat et El-Mohgoun d'une superficie globale de 40 000 m2.K. R INomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : REGUIEG ISSAAD K
Source : www.liberte-algerie.com