Massaissa est une
petite bourgade, située juste à quelques encablures de Béthioua. Même si des
logements ont été construits et distribués il y a quelque temps, il subsiste
encore des familles qui vivent dans des masures de fortune, bien visibles au
regard des passagers qui empruntent le chemin communal reliant Béthioua/Mers
El-Hadjadj. Les enfants de Messaissa, pas tous, profitent de chaque week-end,
pour aller ramasser les petits pois. Dès les premières heures de la matinée,
dans la bonne humeur, ils investissent les champs avec leurs sacs en toile
comme ceux servant à l'emballage de la farine, pour gagner quelques sous.
Rencontrés, jeudi
après-midi vers 16h, ils étaient de retour, baladeur collé aux oreilles et
rires bruyants. Ils ont entre 15 et 16 ans et affirment, tous, fréquenter encore
l'école.
«Pour 50 kilos de
petits pois ramassés on gagne 150 dinars et le plus rapide d'entre nous, peut à
peine remplir 2 sacs. Faites le compte». Ils affirment que cet argent cumulé,
semaine après semaine, servira à acheter ce dont on a le plus besoin».
Bien sûr que le
travail est éreintant surtout qu'il se fait dans une position inconfortable,
«nous avons les bras et les reins qui font mal, mais que voulez-vous on aime
aussi être indépendant et montrer que nous ne sommes pas des fainéants», dit ce
jeune qui se dit être en 9e AF.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : LT
Source : www.lequotidien-oran.com