Le ministre a reconnu que pour construire une économie nationale compétitive, il faudra passer par 'la lutte contre la bureaucratie et créer un climat d'investissement'.
Alors que depuis peu, l'on ne cesse pas d'évoquer les avancées autour du fameux dossier Renault, le projet d'implantation d'une usine à Bellara, le ministre de l'industrie, M. Benmeradi, s'est montré subitement moins optimiste, hier à Oran. En effet, le ministre qui inaugurait hier le 'Carrefour du jeune entrepreneur', un salon qui va se tenir jusqu'au 17 du mois courant au Centre des conventions d'Oran, a réagi à une question sur l'état d'avancement des discussions menées avec le constructeur français en déclarant : 'ce projet, ce n'est pas une fixation pour nous ! Même si nous avons l'ambition de développer le secteur de l'industrie automobile.' et de surenchérir aussitôt sur les investissements étrangers en général : 'Il n'y a pas que le secteur de l'automobile pour lequel nous avons des projets avancés, il y a le chemin de fer avec la construction de locomotives avec des partenaires allemands, il y a l'électronique aussi' L'objectif du gouvernement est de construire et développer une économie et une industrie nationales. Depuis les privatisations et l'ouverture du marché, où sont les investissements étrangers ' Finalement, seulement dans deux secteurs : l'énergie et l'eau. Par contre, ils sont bien là dans les shows-rooms pour vendre leurs produits !' Mais, reconnaîtra M. Benmeradi, pour construire une économie nationale compétitive, il faudra passer par 'la lutte contre la bureaucratie et créer un climat d'investissements' et la fin des fonctionnements cloisonnés des différents organismes et structures chargés d'appuyer les investissements et les jeunes promoteurs. Et d'évoquer cet autre objectif des pouvoirs publics, à savoir l'ambitieux programme de création de quelque 200 000 nouvelles PME à l'orée 2020. Le ministre de la PME et de la Promotion des investissements interviendra, encore une fois, lors d'un point de presse sur une autre question d'actualité provoquant, ces jours derniers, nombres de remous chez les tenants de l'importation de la friperie. Réaffirmant la position du gouvernement à l'amendement apporté dans la loi de finances 2012, portant interdiction de l'importation de la friperie, M. Benmeradi évoquera, pour ce qui est de son département, le nécessaire redressement de la filière textile 'sinistrée et celle de la manufacture également qui subissent depuis 30 ans un véritable désinvestissement'. et de poursuivre : 'La production nationale dans le textile ne représente aujourd'hui que 2% du marché national et je ne parle pas en termes de qualité' Ce n'est pas du jour au lendemain que les choses vont s'arranger, mais avec le programme mis en place, nous espérons, d'ici 2015, arriver à reprendre 10% du marché national et 20% d'ici 2020.'
Pour ce qui est du carrefour du jeune entrepreneur, qui regroupe près de 40 exposants en majorité des acteurs activant dans la création d'entreprises, le ministre souhaitera que soit développée la culture de l'entreprenariat chez les jeunes promoteurs, car sur 'les 10% du taux de chômage, les jeunes sont majoritaires'.
Mais l'un des bémols entendu lors de cette manifestation, vient du secteur bancaire, jetant le trouble dans la politique d'incitation à la création des microentreprises. En effet, un responsable d'une banque publique nous dira que '50% des projets portés par les jeunes promoteurs sont un échec, 50% d'entre eux ne peuvent pas rembourser les prêts', évoquant le manque de maturation, de maîtrise du marché, entre autres.
D. LOUKIL
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com