Oran - Revue de Presse

Béni-Saf : Les chiffres de la tuberculose



A observer les chiffres livrés lundi, par le responsable du SEMEP de Béni-Saf, lors d'une séance de formation continue, consacrée à la tuberculose, organisée par l'EHS de Béni-Saf, à l'adresse de praticiens, la situation épidémiologique de cette maladie s'est sensiblement améliorée depuis 2006, dans la région. Selon le rapport d'activités, commenté par le Dr Hamdi, l'incidence de la tuberculose est passée de 122,4 en 2006, à 52,46 en 2010 pour l'ensemble de la circonscription (qui compte les daïras de Béni-Saf et Oulhaça) et de 82,99 à 55,74 pour la commune de Béni-Saf. A noter que -incidence- est un terme utilisé en épidémiologie pour décrire avec la prévalence, la fréquence d'une maladie dans une population donnée (ici, on compare par rapport à 100.000 habitants). Ce qui reflète une diminution manifeste des cas déclarés positifs à Béni-Saf (56 à 24 durant la même période). Par contre, la maladie a gagné du terrain, en milieu rural, certainement à cause des conditions de vie qui peuvent constituer des foyers d'incubation et de propagation de la maladie. Ce qui explique le renforcement et l'amélioration de la prise en charge des malades et la multiplication des centres de dépistage et de contrôle dans ces régions. Toujours selon l'intervenant, la localisation de l'affectation note une prédominance de la tuberculose pulmonaire (TP) qui a enregistrée 3/4 des cas, suivie de la tuberculose extra-pulmonaire (TEP). La TP a été diagnostiquée, le plus souvent, chez les nouveaux-nés. Quant à la tuberculose ganglionnaire (TG), elle a touché plus le sexe masculin que la tuberculose pleurale mais dont l'incidence est nettement supérieure (55 contre 33). En avant-propos, le Dr Benadda, responsable de l'UMCR à l'EHS d'En-Nahda (Béni-saf), a donné quelques enseignements sur la maladie qui est présentée comme un problème de santé publique, pour être la cinquième cause de mortalité dans le monde après les AVC et le cancer.

 Récit : la tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques variables mais facile à diagnostiquer, avec aujourd'hui 95% de chances de guérison. Elle se présente sous des formes latentes (90%) et patentes avec une morbidité de 23%. Une toux chronique, une fièvre forte ou isolée, une perte de poids et des expectorations sanguinolentes sont les principaux symptômes de cette infection, a précisé le communiquant qui recommande, dès l'apparition de ces signes, des tests intradermiques, une radiographie pulmonaire et un examen des respirations. L'intervenant a, par ailleurs, rendu hommage aux praticiens locaux et des UCMR pour leur rôle, durant ces dernières années, dans le dépistage et la lutte contre la tuberculose, dans la circonscription. Plusieurs cas de tuberculose dépistés ont été soignés grâce au travail et à la collaboration uniformes. Ce médecin a cependant mis l'accent sur la vaccination (BCG) contre cette pathologie, qui doit être prise en charge en âge recommandé. L'information de proximité sur les conduites à tenir devant des cas suspectés d'être porteurs du virus de la maladie doit faire l'objet d'action de sensibilisation, là où se concertent davantage les populations. S'agissant du traitement de la maladie, Dr Benadda a précisé que la thérapie moderne a transformé le pronostic vital et diminué sensiblement les cas de rechute. «L'antibiothérapie a supplanté la collapsothérapie (traitement utilisé avant l'arrivée des antibiotiques) et la durée du traitement qui est passée de 18 à 6 mois». Le praticien dira en conclusion que «la guérison est obtenue dans l'immense majorité des cas où le traitement est conduit jusqu'à son terme et de façon correcte».


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