Théoriquement aujourd'hui, assurer unavenir c'est au moins avoir un métier. Le slogan est simple à capter,cependant, il faudrait d'abord frapper à la porte d'unétablissement de formation et avoir la bonne étoile.Et franchement, le CFPA de Béni-Saf (etcertainement tous les centres du pays), semble aujourd'hui ouvrir grandementses portes pour offrir cette opportunité aux jeunes sans métier. Depuis plusd'une semaine, en prévision de la rentrée de la formation professionnelle quis'annonce pour le 22 septembre prochain, les responsables du CFPA de Béni-Safmènent une campagne d'information et de sensibilisation pour inciter les jeunesà s'inscrire dans une section et suivre une formation professionnelle pour acquérirun diplôme. A la salle des fêtes, sise derrière le stade Tabtab Bounouar, des«portes ouvertes sur la formation professionnelle» sont organisées de jourcomme de nuit. Ici les organisateurs de cette manifestation d'information ontprévu, en ce début de Ramadhan, une permanence après le f'tour. Une gamme assezconséquente de spécialités, douze au total, est proposée aux jeunes des deuxsexes, dans le souci de leur assurer un métier qui pourrait, toujours est-il,leur assurer l'intégration dans le marché de l'emploi. Ce lundi, certains jeunes rencontrés danscette salle, semblent certes captivés par cette voie mais semblent indécis surla spécialité à choisir. Parmi eux, Amine, 19 ans, qui choisira finalement: «onm'a dit qu'il est aujourd'hui plus facile de trouver un job dans le secteur dubâtiment et je veux faire plâtrier mais je vois qu'il n'existe pas de sectionau centre», expliquera-t-il. «Vous pouvez toujours commencer par un staged'apprentissage. Trouvez alors un artisan qui vous prend dans son effectif, etle centre vous assurera le suivi et la formation pédagogique», répliquera unejeune fille chargée de l'accueil (hôtesse). «Ah oui, alors pourquoi pas. Monpère devra connaître quelqu'un», répond Amine qui quitte les lieux en trombe.Non loin, un autre jeune qui vraisemblablement a entendu toute la discussion,ne veut toujours pas quitter des yeux la grande affiche sur laquelle sontcataloguées toutes les spécialités. Quand d'un seul coup, il se retourne versnous et comme tout heureux nous dit: «moi j'ai choisi la peinture-vitrerie».«C'est aussi un bon créneau» lui dit aimablement cette même hôtesse, toujoursattentive. Pour se rapprocher encore de ces jeunes en déperdition, lesorganisateurs ont aussi choisi d'occuper les lieux stratégiques. Des bénévoles,des jeunes stagiaires du centre, sillonnent les places publiques et distribuentdes prospectus au premier passant. «On leur a demandé de ne pas faire ladifférence, de distribuer les dépliants à tout le monde, jeunes, moins jeunes,adultes. Chaque personne est pour nous un moyen d'atteindre le foyer, lafamille et de provoquer, pourquoi pas, un débat en famille», explique leresponsable du centre Zoubir Gacem. Les responsables comptent aussi profiterdes mosquées à travers les prêches du vendredi, pour lancer des appels endirection des parents pour encourager leurs enfants notamment ceux qui pour desrésultats insuffisants, ont été orientés vers ce type de formation mais n'ontjamais rejoint un centre de formation. Encore qu'une caravane, un camion ducentre, devra bientôt sillonner les zones rurales éparses. La possibilitéd'inscription devra rester ouverte jusqu'au 22 octobre prochain ajoute cedirecteur. Lundi, ils étaient déjà 248 jeunes à s'être inscrits et lesresponsables attendent 500. Dans ce cas c'est plus qu'un appel à la formation, c'est plutôt lafontaine qui va vers la cruche, expression utilisée jadis pour illustrer legeste manifeste de l'offreur.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Bensafi
Source : www.lequotidien-oran.com